Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy nie en bloc les accusations

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Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy nie en bloc les accusations
FRANCE 2
Article rédigé par
H.Puffeney, N.Perez, L.Haedrich, N.Tahar, F.Legros, A.Boulet - France 2
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Nicolas Sarkozy comparaissait, mardi 15 juin, pour la première fois depuis l'ouverture du procès Bygmalion. Il est accusé d'avoir bénéficié d'un système de fausses facturations dans le cadre de sa campagne présidentielle en 2012. Il a nié tout emballement des dépenses de campagne. 

Pendant cinq heures, Nicolas Sarkozy a nié en bloc toute accusation de malversation, face aux magistrats et aux suspicions de financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. "Mais elle est où ma campagne en or massif ? Je veux qu'on me dise en quoi ma campagne a été différente de celle de monsieur Hollande ou de celle de madame Le Pen", a notamment déclaré l'ancien chef d'État. Pour la justice, la campagne de Nicolas Sarkozy dépasse de plus de 20 millions d'euros le plafond légal. "Pas possible", s'est-il défendu, dénonçant une "injustice".

"Je n'avais jamais entendu parler de Bygmalion"

Qui a choisi la société Bygmalion pour organiser les meetings, et pourquoi a-t-elle émis de fausses factures auprès de l'UMP ? Là encore, Nicolas Sarkozy botte en touche. "À cette époque-là, je n'avais jamais entendu parler de Bygmalion", a-t-il déclaré. Face aux questions de la présidente sur le rôle de Nicolas Sarkozy dans sa campagne, ce dernier a répondu : "Mais est-ce que vous m'imaginez aller dans une réunion pour parler du prix des drapeaux, du coût des trains à affréter ?". L'accusé reconnaît toutefois une erreur collective de son parti politique. Il encourt un an de prison et 3 700 euros d'amende.

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