Affaire Lambert : les médecins "en droit" de maintenir en vie le patient

La rapporteure publique du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne estime que les médecins du CHU de Reims sont en droit de maintenir Vincent Lambert en vie, en vertu de "leur indépendance professionnelle", malgré les décisions de justice précédentes.

(Vincent Lambert est hospitalisé au CHU Sébastopol de Reims © Maxppp)

La rapporteure publique, Stéphanie Lambing, a donc recommandé aux juges du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne de rejeter la requête de François Lambert, le neveu du patient en état végétatif depuis 2008. Ce dernier réclamait la suspension de l'alimentation et de l'hydratation artificielles de Vincent Lambert, comme l'avait décidé le docteur Eric Kariger en janvier 2014. Une décision médicale qui avait été validée par la Cour européenne des droits de l'Homme, mais suspendue par le successeur d'Eric Kariger au CHU de Reims. 

Décision le 9 octobre

Selon la rapporteure publique, le docteur Daniela Simon, désormais en charge de Vincent Lambert, a agi "en fonction de sa responsabilité professionnelle et morale". Cette dernière a en effet refusé de statuer sur la fin de vie du patient, évoquant des pressions extérieures nuisant à "la sérénité" et à "la sécurité" du patient. 

"En raison du contexte" , explique la rapporteure publique, "la suspension" de l'arrêt des soins de Vincent Lambert ne fait "pas grief" au patient. Au tribunal administratif de Chalons-en-Champagne de trancher désormais. La décision a été mise en délibéré au 9 octobre prochain.