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L'arrivée de Free Mobile pourrait détruire 10 000 emplois

Ces suppressions de postes seront effectives chez les concurrents du quatrième opérateur mobile, selon l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep).

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France Télévisions
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Des personnes font la queue devant un magasin Free le 11 janvier 2012 à Rouen (Seine-Maritime). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

L'arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie pourrait détruire jusqu'à 10 000 emplois chez ses concurrents. C'est ce qu'a estimé au cours d'une conférence de presse (document PDF) le président de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep), Jean-Ludovic Silicani, vendredi 23 mars. Toutefois, cela n'induirait pas forcément des licenciements, a-t-il indiqué.

"L'ordre de grandeur cité par les analystes pourrait être de 5 000 à 10 000 emplois supprimés en brut", a précisé Jean-Ludovic Silicani. Les emplois éventuellement créés par Free ne sont pas compris dans ce chiffre, a-t-il ajouté. Si on tient compte du nombre d'emplois que représente le secteur, de 130 000 à 170 000, et du fait que 3% des employés en moyenne partent à la retraite chaque année, "sur deux ans, ça fait 6% donc 10 000 emplois, donc on estime qu'ils [les opérateurs] peuvent le faire sans licenciement", a poursuivi le président de l'Arcep.

Les opérateurs SFR et Bouygues Telecom estiment que l'emploi pourrait effectivement souffrir dans le secteur. Ils ont évoqué lors de la parution de leurs résultats annuels leur volonté de "redéployer leur dispositif" et de "réaliser un plan d'économies de 300 millions d'euros".

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