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Un glacier du Groenland perd un bloc de glace deux fois plus grand que Paris

Les images ont été dévoilées par la Nasa mercredi. Un énième signe du réchauffement climatique.

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France Télévisions
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Cette image de la Nasa, diffusée le 18 juillet 2012, montre le détachement d'un bloc de glace du glacier de Petermann au Groenland. (NASA / AFP)

La fissure était visible depuis 2011. Un immense bloc de glace de deux fois la superficie de Paris ou l'île de Manhattan, à New York, s'est détaché du glacier de Petermann, situé sur la côte nord-ouest du Groenland, d'après des images satellite de la Nasa dévoilées mercredi 18 juillet. Un énième signe du réchauffement climatique.

Un morceau de glace deux fois plus grand s'était déjà détaché de ce glacier en 2010, selon le processus de désagrégation des glaciers et de création des icebergs appelé  "vêlage". Le satellite Aqua, mis sur orbite polaire, avait détecté une nouvelle fracture sur le glacier entre le 16 et le 17 juillet 2012.

La fonte des glaces se joue à 600 mètres sous le niveau de la mer

L'océanographe Andreas Muenchow, de l'université américaine du Delaware, précise que si les icebergs vêlés semblent immenses, l'essentiel de la fonte des glaces se passe à 600 m sous le niveau de la mer, là où le glacier est en contact avec le substrat rocheux et où l'eau de mer est beaucoup plus chaude qu'à la surface.

"C'est l'océan, par en-dessous, qui cause la fonte la plus importante. Ce processus majeur n'est pas visible, on ne peut pas en montrer d'images fortes", écrit-il sur son blog Icy Seas. D'après Muenchow, les eaux de l'Atlantique responsables de la fonte du glacier seraient de plus en plus chaudes, si l'on se base sur des chiffres datant de 2003.

"En revanche, contrairement à ce que l'on pourrait penser, le détachement de ces morceaux de glace n'aura que peu d'effet direct sur le niveau de l'océan, la plaque de glace de 100 à 150 mètres d'épaisseur étant déjà plongée dans des eaux océaniques proche du point de congélation", ajoute-t-il.

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