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Les trois questions qui se posent après le record de chaleur du mois de septembre

Avec une température moyenne de 15,7°C, il a été le mois de septembre le plus chaud enregistré sur la planète depuis 1880. Et l'année 2014 dans son ensemble pourrait connaître une hausse inédite du thermomètre.

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France Télévisions
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Un coucher de soleil sur le port de Sydney (Australie). (JOHN CUMBERLAND / IMAGE SOURCE / AFP)

Coup de chaud sur la planète. Le mois de septembre 2014 a été le plus chaud enregistré sur la planète depuis le début des relevés de températures en 1880, a annoncé l'Agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA), lundi 20 octobre. La température moyenne mesurée sur les terres émergées a été de 15,7°C, soit 0,72 °C au-dessus de la moyenne du XXe siècle (15 °C). Francetv info revient sur trois questions que soulève ce record.

Vers une année 2014 record ?

Il n'y a pas que le mois de septembre qui est concerné par ce record de chaleur. En 2014, les mois de mai, juin et août ont, en effet, déjà été les mois les plus chauds jamais enregistrés. A l'exception de février, tous les autres mois ont été parmi les quatre plus chauds jamais enregistrés pour chacun d'entre eux, précise la NOAA. Dès lors, l'organisation prédit que l'année 2014, dans son ensemble, pourrait être l'une des plus chaudes, voire la plus chaude depuis 1880.

Quelles sont les régions les plus touchées ?

En septembre, les températures ont été plus chaudes que la moyenne partout dans le monde, excepté dans le centre de la Russie et certaines parties orientales et du nord du Canada. Sur cette carte publiée par la Nasa, plus la zone est rouge, plus la température est supérieure à la moyenne. On constate que les pôles font partie des zones les plus affectées par ces hausses du thermomètre.

Comment expliquer ce pic de chaleur ? 

Des conditions météorologiques particulières sont à l'origine de ce record de chaleur. Un anticyclone s'est installé pendant plusieurs mois au-dessus de l'Amérique de l'Ouest. Il a dégagé le ciel, permettant un ensoleillement plus important que d'habitude. L'Amérique latine a, pour sa part, bénéficié d'un océan Pacifique particulièrement chaud, explique Science et Vie.

Le magazine spécialisé met en garde contre tout raccourci établissant un lien entre ce pic et le réchauffement climatique. "Les records de chaleur de ces dernières années ne sont pas une preuve du phénomène de réchauffement climatique, assure Science et Vie. Car le climat global, contrairement à la météo, n'est analysable qu'au moyen d'un ensemble de multiples paramètres interdépendants (température atmosphérique, température océanique, salinité des mers, courants marins et atmosphériques, etc.) sur des échelles de temps très longs – par-delà les fluctuations locales et momentanées."

Autrement dit, il est nécessaire de travailler sur de longues périodes. Par exemple, les études mensuelles et annuelles sur la simple température ne permettent pas d'établir l'existence d'un réchauffement climatique. D'ailleurs d'après les études annuelles, entre 2003 et 2013, les températures ont arrêté d'augmenter. En revanche, en épluchant les bilans décennaux, le réchauffement climatique est visible : sur les 10 décennies du XXe siècle, chacune est plus chaude que la précédente, sauf pour les années 1940.

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