Plus d'un millier de personnalités scientifiques veulent l'interdiction des robots tueurs

Parmi eux, on trouve l'astrophysicien britannique Stephen Hawking, le cofondateur d'Apple Steve Wozniak ou encore le patron de Tesla et de Space X, Elon Musk.

L\'astrophysicien Stephen Hawking, à Londres (Royaume-Uni), le 20 juillet 2015.
L'astrophysicien Stephen Hawking, à Londres (Royaume-Uni), le 20 juillet 2015. (MARCELA GUTIERREZ / NOTIMEX / AFP)

Le développement de l'intelligence artificielle (IA) inquiète les chercheurs. Plus d'un millier de personnalités du monde scientifique réclament l'interdiction des robots tueurs, dans une lettre ouverte (en anglais), rapporte Le Monde, lundi 27 juillet. Parmi elles, on peut citer l'astrophysicien britannique Stephen Hawking, le cofondateur d'Apple Steve Wozniak ou encore le patron de Tesla et de Space X, Elon Musk.

"Les armes autonomes ont été décrites comme la troisième révolution dans les techniques de guerre, après la poudre à canon et les armes nucléaires", écrivent les signataires de la lettre publiée à l’occasion de l’IJCAI, une conférence internationale sur l’intelligence artificielle, qui se tient du 25 au 31 juillet à Buenos Aires (Argentine). Or "la question clé de l’humanité, aujourd’hui, est de savoir s’il faut démarrer une course à l’armement doté d’IA ou l’empêcher de commencer", poursuivent-ils.

"Ce ne sera qu'une question de temps avant qu'elles n'apparaissent sur le marché noir"

Ils prédisent une mise au point rapide de ces armes, "faisaible d'ici quelques années, et non quelques décennies", à cause d'une probable course à l'armement lancée par les Etats. Et ces scientifiques craignent que ces équipements ne finissent par tomber entre de mauvaises mains : "Ce ne sera qu’une question de temps avant qu’elles n’apparaissent sur le marché noir et dans les mains de terroristes, de dictateurs souhaitant contrôler davantage leur population et de seigneurs de guerre souhaitant perpétrer un nettoyage ethnique", avertissent les chercheurs.

L'ONG Human Rights Watch a lancé une mise en garde, en mai, en publiant rapport sur les dangers des robots tueurs. "Ces machines inanimées ne pourraient pas comprendre ou respecter la valeur de la vie, mais elles auraient le pouvoir de déterminer quand y mettre fin", dénonçait-elle.