Une ONG met en garde contre les robots tueurs

Dans un rapport, Human Right Watch estiment que les armes entièrement autonomes menancent les droits humains, en temps de paix comme en temps de guerre.

Un faux robot tueur de la campagne \"Stop Killer Robots\", le 23 avril 2013 à Londres.
Un faux robot tueur de la campagne "Stop Killer Robots", le 23 avril 2013 à Londres. (CARL COURT / AFP)

C'est un avertissement que lance l'ONG Human Right Watch. A la veille de la première réunion d'experts sur les systèmes d'armes autonomes létales à l'ONU, l'ONG publie lundi 12 mai un rapport sur les dangers de ces robots tueurs, capables de donner la mort sans intervention humaine.

"Le jugement humain reste indispensable pour toute décision concernant le recours à une arme mortelle, qu’il s’agisse d’une situation de guerre ou d’application de la loi", estime Steve Goose, directeur de la division Armes de l'organisation. Pour lui, les gouvernements doivent interdire les robots tueurs "préventivement dès maintenant, avant qu'il ne soit trop tard".

Des armes sans jugement

Dans son rapport, l'ONG observe qu'"il est peu probable que ces armes puissent posséder des qualités humaines, comme le jugement, qui facilitent le respect du droit à la vie lors de situations imprévues". "Ces machines inanimées ne pourraient pas comprendre ou respecter la valeur de la vie, mais elles auraient le pouvoir de déterminer quand y mettre fin", dénonce-t-elle.

L'ONG, impliquée dans la campagne "Stop Killer Robots", espère que les 117 pays qui ont signé la Convention sur les armes classiques optent pour une interdiction de cette arme. "La convention a préventivement interdit les lasers aveuglants en 1995", rappelle-t-il. Un grand nombre de ces pays devrait assister à la réunion sur les armes autonomes qui se tient du 13 au 16 mai à Genève (Suisse).