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Les restes d'un astéroïde suggèrent que la vie est possible hors du système solaire

Il réunit un corps rocheux et de l'eau, deux conditions nécessaires pour l'apparition de la vie.

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France Télévisions
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Une étoile filante dans le ciel étoilé, observée depuis l'est de l'Allemagne, le 11 août 2013. (PATRICK PLEUL / DPA)

La vie pourrait éclore hors de notre système solaire. La découverte des restes d'un gros astéroïde (90 km de large) riche en eau le laisse penser, selon une étude européenne publiée jeudi 10 octobre dans Science.

Jamais, jusqu'alors, on n'avait détecté, hors de notre système solaire, de l'eau et un corps rocheux ensemble, soulignent les chercheurs. Or, ce sont les "deux éléments clé" pour qu'une planète soit habitable.

Les observations précédentes, effectuées sur 12 exoplanètes détruites, et dont les restes étaient en orbite autour de naines blanches (des étoiles en fin de vie), n'avaient pas montré la présence d'eau. Dans l'étude publiée jeudi, les reliquats de l'astéroïde sont en orbite avec sans doute d'autres planètes autour d'une naine blanche baptisée GD 61 située à environ 170 années-lumière de la Terre.

Un cimetière planétaire

"A ce stade de son existence tout ce qui reste de ce corps rocheux n'est que poussière et débris autour de son étoile mourante", commente le professeur Boris Gänsicke, du département de Physique de l'Université de Warwick, au Royaume-Uni, un des principaux co-auteur de l'étude. "Mais ce cimetière planétaire est une riche source d'informations", souligne-t-il: "ces restes contiennent des indices chimiques révélant l'existence de cet ancien astéroïde rocheux riche en eau".

Ces astrophysiciens ont aussi détecté dans ces débris, du magnésium, du silicium, du fer et de l'oxygène, qui sont les ingrédients clé des roches. Les planètes rocheuses comme la Terre se forment par l'agrégation d'astéroïdes et "le fait de trouver autant d'eau dans un tel corps céleste de grande taille signifie que les matériaux formant les planètes habitables et de telles planètes elles-mêmes ont existé ou existent encore dans le système stellaire GD 61 et probablement dans de nombreux autres systèmes similaires", relève Jay Farihi, un astrophysicien à l'Institut d'Astronomie de Cambridge, le principal auteur de cette découverte.

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