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Fin de parcours pour le téléscope Herschel

Le plus grand téléscope infrarouge jamais envoyé dans l'espace a été désactivé lundi. Depuis 2009, le projet européen a permis de mieux comprendre la création de l'univers. Ses réserves vides, il va finir sa course en orbite autour du soleil.
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France Télévisions
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Il était moins connu que son cousin américain Hubble, pourtant le téléscope Herschel était le premier à transporter dans l'espace des instruments capables de comprendre aussi bien la création de l'univers.

Après quatre années de bons et loyaux services, les ingénieurs de la European Space Agency (ESA) ont finalement décidé de le désactiver. Il va désormais être dirigé vers l'orbite du Soleil pour ne pas polluer l'espace plus proche de la Terre.

Cette désactivation n'est pas une surprise, depuis le 29 avril dernier, le téléscope ne captait plus d'informations. L'ESA avait tout de même décidé de le garder encore afin d'effectuer des tests sur sa carcasse flottante.

Des instruments de haute technologie

Ce qui faisait la particularité de Herschel, c'est notamment son miroir principal. Large de 3,5 mètres de diamètre, il a permis de capter des ondes jusque là inatteignables, en particulier dans les infrarouges.

Deux caméras et un spectomètre de haute-définition avaient pour rôle d'enregistrer les 25.000 heures de données du voyage. Ces appareils étaient gardés à une température proche du 0 absolu (-271°C) grâce à de l'hélium. C'est l'épuisement des 2.300 litres de ce gaz qui a sonné la fin de la mission du téléscope.

De nouvelles découvertes

Pendant quatre ans, le téléscope aura permis de mieux connaître notre univers. "Herschel nous a offert une vision totalement nouvelle de l'univers, en nous montrant des aspects qui nous étaient cachés jusqu'à présent, comme des processus encore jamais vus de naissance d'étoiles et de formation de galaxies ", déclarait fin avril Göran Pilbratt, le responsable scientifique du projet à l'ESA.

Le téléscope a notamment permis aux astronomes de détecter la présence d'eau partout dans l'univers. En janvier dernier, ses données ont aussi fourni des informations inédites sur l'astéroïde Apophis, qui doit frôler la Terre en 2029 puis en 2036.

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