Espace : la fusée Soyouz est prête à décoller du Kazakhstan

J-2 avant le départ du spationaute français Thomas Pesquet vers la Station spatiale internationale du cosmodrome Baïkonour dans le désert du Kazakhstan. La fusée Soyouz est bientôt parée au décollage.

France 3

Les 300 tonnes du monstre sont à 90% dédiées au carburant. Un mélange d'oxygène et de kérosène particulièrement explosif. Pourtant, Soyouz, construit à la base pour être un missile militaire, demeure la fusée la plus sûre de tous les temps depuis Gagarine, en 1961. Les statistiques le confirment : 1 865 tirs et seulement deux explosions au décollage. Et à chaque fois, l'équipage en est sorti indemne. Soyouz est surmontée de quatre petits réacteurs qui peuvent éjecter la capsule en cas de problèmes.

Des exercices répétés jusqu'à l'épuisement 

La peur est pour ceux qui restent au sol. Jean-Pierre Haigneré, qui a déjà volé deux fois sur Soyouz, ne lâche pas la main de son épouse Claudie avant qu'elle ne décolle à son tour pour la seconde fois. À deux jours du décollage, les proches de Thomas Pesquet comptent les heures. Pour Thomas Pesquet, le commandant de bord russe et l'ingénieure américaine qui prendront place jeudi dans le Soyouz, 80% du temps d'entraînement est dédié à la gestion des situations d'urgence. Des exercices répétés jusqu'à l'épuisement. Quels que soient les entraînements, propulser trois passagers dans l'espace en moins de neuf minutes demeure un merveilleux exploit.

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Le lanceur Soyouz, sur son pas de tir, au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, le 14 novembre 2016.
Le lanceur Soyouz, sur son pas de tir, au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, le 14 novembre 2016. (SHAMIL ZHUMATOV / REUTERS)