"Dragonfly", le drone de la Nasa qui va visiter Titan, la plus grande lune de Saturne

La mission décollera en 2026 pour un atterrissage prévu en 2034.

Illustration du drone \"Dragonfly\" de la Nasa, qui doit se rendre sur Titan, lune de Saturne, en 2034.
Illustration du drone "Dragonfly" de la Nasa, qui doit se rendre sur Titan, lune de Saturne, en 2034. (NASA)

Un drone dans l'espace. La Nasa a annoncé, jeudi 27 juin, qu'elle avait décidé d'envoyer un robot ressemblant à un quadricoptère sur la plus grande lune de Saturne, Titan. La mission Dragonfly (libellule) décollera en 2026, pour un atterrissage en 2034 sur Titan, dix fois plus éloignée du soleil que la Terre et où la température moyenne est de -179°C. Avec ses huit rotors, Dragonfly volera dans le ciel de Titan et se posera pour des étapes, de plus en plus grandes au fil de sa mission. Le but : trouver des traces de vie ancienne, pour comprendre comment la vie a commencé.

Plus efficace qu'un rover

Jusqu'à présent, seuls des atterrisseurs fixes ou des rovers ont été posés dans le système solaire, sur Mars, Venus, la Lune ou des astéroïdes. Mais le rover américain Curiosity, le seul actuellement actif sur Mars, ne peut rouler qu'une centaine de mètres par jour, après quoi il doit recharger ses batteries. Il a parcouru 20 km en sept ans. Dragonfly volera, lui, 175 km en moins de trois ans, selon l'agence spatiale américaine.

Sur Titan, il pleut du méthane et ce même gaz, rendu liquide par les températures ultra-basses, forme des océans et des lacs liquides en surface. "Nous rendre dans ce monde océanique pourrait révolutionner ce que nous savons de la vie dans l'univers", a déclaré l'administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine. Les paysages à explorer sont multiples : des dunes similaires à celles de Namibie à un cratère où de l'eau liquide a probablement coulé il y a longtemps. "Dragonfly explorera un monde rempli d'une grande variété de molécules organiques, qui sont les briques de la vie, et pourrait nous aider à percer l'origine de la vie elle-même", a déclaré Thomas Zurbuchen, qui chapeaute les activités scientifiques de la Nasa.