L'univers compte 10 fois plus de galaxies que ce que l'on pensait

Selon les dernières données du téléscope spatial Hubble, l'univers compte environ 2000 milliards de galaxies, révèle une étude de la Nasa, jeudi.

Image de l\'univers prise par le téléscope Hubble de la Nasa, jeudi 13 octobre 2016.
Image de l'univers prise par le téléscope Hubble de la Nasa, jeudi 13 octobre 2016. (AP/SIPA /NASA)

L'univers compte environ 2 000 milliards de galaxies, c'est-à-dire "dix fois plus" que ne le pensaient les scientifiques jusqu'alors, estime une équipe internationale d'astronomes, dans une étude (en anglais) publiée jeudi 13 octobre.

Ces dernières années, les astronomes pensaient que l'univers contenait entre 100 milliards et 200 milliards de galaxies.

Les télescopes actuels étudient 10 % des galaxies

L'équipe du professeur Christopher Conselice, de l'Université de Nottingham (Royaume-Uni), a travaillé à partir des données du télescope spatial Hubble développé par la Nasa avec l'Agence spatiale européenne, mais aussi d'autres télescopes.

Elle a ensuite construit des images en 3D et extrapolé le nombre de galaxies présentes à différentes époques de l'histoire de l'univers. Plus les galaxies sont distantes, plus leur lumière peine à nous parvenir. Les télescopes actuels ne permettent d'étudier que 10 % des galaxies.

"C'est sidérant que penser que 90% des galaxies du cosmos doivent encore être étudiées", déclare Christopher Conselice. "Qui sait ce que nous allons découvrir quand nous serons en mesure d'étudier ces galaxies grâce à la nouvelle génération de télescopes?"

Un résultat temporaire

L'équipe d'astronomes a utilisé des méthodes de type statistique et s'est servi de ce que l'on connaît de l'univers proche, pour deviner ce qui se passe plus loin. "L'étude est très intéressante même si on peut avoir quelques réserves sur le nombre précis de galaxies", a déclaré François Hammer, astronome de l'Observatoire de Paris et spécialiste de la formation des galaxies.

"Le professeur Conselice a fait ce qu'on peut faire de mieux à notre époque. Mais son résultat ne peut pas être considéré comme le dernier mot", a dit l'astrophysicien. "C'est un travail qui ne pourra être confirmé que lorsque nous aurons des télescopes géants qui nous permettrons de voir beaucoup mieux dans ces régions lointaines."