L'astronaute Thomas Pesquet s'apprête à devenir le premier Français à prendre les commandes de la Station spatiale internationale

Le Toulousain va prendre le commandement de l'ISS lundi. Il occupera cette fonction jusqu'à la fin de sa mission en orbite, en novembre.

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L'astronaute français Thomas Pesquet dans la Station spatiale internationale, le 3 septembre 2021. (EUROPEAN SPACE AGENCY / AFP)

Une ligne de plus sur son CV. Thomas Pesquet deviendra, lundi 4 octobre, le tout premier Français à prendre le commandement de la Station spatiale internationale (ISS). L'astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA) va en effet prendre la relève du Japonais Akihiko Hoshide (JAXA) lors d'une cérémonie de passation de clé (symbolique) du véhicule spatial, retransmise en direct sur la chaîne de la Nasa lundi soir. 

Le Toulousain de 43 ans, qui occupera cette fonction jusqu'à la fin de sa mission en orbite en novembre, sera le responsable des six autres membres de l'équipage (trois Américains, deux Russes et un Japonais) séjournant actuellement dans l'ISS. 

Que fera-t-il concrètement ? Ses tâches n'ont rien à voir avec le pilotage d'un avion car la Station spatiale vole à 400 km au-dessus de la Terre de manière autonome, et les manœuvres d'orientation sont effectuées depuis le sol, a expliqué à l'AFP Franck De Winne, responsable du centre des astronautes européens de l'ESA à Cologne (Allemagne). 

"Il y a un seul maître à bord après Dieu" 

Le commandant de bord du véhicule spatial "démarre la journée en entrant en conférence avec les directeurs de vol au sol (répartis à Houston, Moscou, Munich et Tsukuba, au Japon) pour parler du planning de la journée, pendant 15 minutes", raconte cet astronaute belge, qui fut le premier Européen à occuper ce poste en 2009. "C'est au sol que le travail des astronautes est réparti, mais c'est au commandant de bord de s'assurer que toute l'équipe puisse bien exécuter les tâches assignées, que tout le monde fonctionne au meilleur de ses capacités, dans une bonne ambiance", détaille-t-il. 

Et si les choses se passent mal ? Le commandant a alors toute autorité pour prendre les décisions dans l'urgence, sans attendre les instructions du sol. En cas d'incendie, de dépressurisation ou de détection d'atmosphère toxique – les trois scénarios d'urgence définis –, c'est à lui de veiller à sauver en priorité les vies de l'équipage. Deux vaisseaux, la capsule Crew Dragon de Space X, et un vaisseau russe Soyouz, sont arrimés à l'ISS en permanence, et peuvent servir aux astronautes à se mettre en sécurité en cas de danger.

Etre commandant de bord, "c'est comme dans un bateau, il y a un seul maître à bord après Dieu", avait commenté le Français lors d'une conférence de presse en mars avant de démarrer sa mission en orbite. "Evidemment, beaucoup de choses se décident au centre de contrôle. Mais s'il y a une voix dans l'équipage qui compte, c'est celle du commandant."

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