Des scientifiques organisent une collecte de fonds pour sauver Roméo, grenouille en voie de disparition

La collecte permettra de trouver une femelle de l'espèce de Roméo, une grenouille aquatique de Sehuencas, en Bolivie.

Des scientifiques du Muséum d\'histoire naturelle de Cochabamba (Bolivie) lancent une collecte pour sauver cette espèce de grenouille aquatique de Sehuencas. 
Des scientifiques du Muséum d'histoire naturelle de Cochabamba (Bolivie) lancent une collecte pour sauver cette espèce de grenouille aquatique de Sehuencas.  (MATIAS CARAEGAS / GLOBAL WILDLIFE CONSERVATION / AFP)

Une bonne action pour la Saint-Valentin : aider Roméo, petit amphibien bolivien, à trouver une partenaire, faute de quoi son espèce risque de s'éteindre. Cette grenouille aquatique de Sehuencas, qui vit depuis dix ans au Muséum d'histoire naturelle de Cochabamba (Bolivie), est la dernière connue de son espèce, Telmatobius yuracare.

Afin de perpétuer l'espèce, ses gardiens ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour tenter de lui trouver sa moitié : un partenariat avec le site de rencontres Match.com et une collecte de fonds, rapporte l'AFP, vendredi 9 février.

Objectif : 12 000 euros

La collecte permettra de lancer l'exploration de cours d'eau boliviens pour rechercher une femelle de son espèce, y compris encore au stade de têtard. En cas d'échec, Roméo connaîtrait le même sort que le célèbre "Georges le solitaire", dernière tortue Chelonoidis abingdoni, morte aux Galapagos en 2012, sans descendant.

Capture écran du site de rencontres Match.com, le 9 février 2018.
Capture écran du site de rencontres Match.com, le 9 février 2018. (MATCH.COM)

Un profil a été créé pour Roméo sur le site Match.com et une vidéo a été tournée pour présenter l'amphibien. La campagne vise à recueillir 15 000 dollars (12 200 euros) d'ici la Saint-Valentin, mercredi.

Si la collecte est fructueuse, les scientifiques prévoient de lancer dix expéditions en divers lieux. Ils chercheront aussi des signes de présence via des traces d'ADN. Si rien de tout cela ne fonctionne, ils n'écartent pas l'idée du clonage, comme c'est le cas pour d'autres batraciens menacés par le dérèglement climatique, les prédateurs invasifs ou la destruction d'habitats.