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Décès à Cochin : des dysfonctionnements aux urgences

Après le décès d'une patiente constatée tardivement dans une salle d'attente de l'hôpital Cochin à Paris, l'enquête interne pointe vendredi des "dysfonctionnements" dans l'organisation du service des urgences. Elle relève aussi "un manque de communication entre le personnel."
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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 (Maxppp)

Une nouvelle étape a été franchie vendredi dans les
investigations après le décès d'une dame de 61 ans, constaté six heures après
son arrivée à l'hôpital Cochin. Transportée aux urgences le 15 février dans l'après-midi
pour une plaie au pied, la patiente a été découverte morte,
en fin de soirée dans la salle d'attente. Les causes du décès restent
inexpliquées, mais l'enquête interne pointe de sérieux défauts dans l'organisation
du service.

Une communication déficiente

L'enquête
interne a été menée par l'Assistance
publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP),
dont dépend l'hôpital Cochin. Le rapport attendu par le ministère de la Santé ne pointe pas de responsabilité individuelle,
mais un défaut "collectif" portant sur l'organisation des urgences. Le décès a
été constaté à 23h10, alors que la patiente avait été accueillie à 16h30. Elle avait été vue rapidement par un infirmier, mais plusieurs appels
sans réponse de la patiente n'auraient pas été bien gérés. Pourtant les moyens de localisation existent. Les
patients ont un bracelet d'identification et les soignants peuvent au minimum se parler, communiquer
avec l'infirmier d'accueil, ce qui semble-t-il, n'a pas été fait.

Aucune plainte déposée

Les proches de la patiente
âgée de 61 ans n'ont pas déposé plainte. Ils ont aussi refusé une autopsie, et
donc la cause du décès reste incertaine. Le rapport interne de l'AP-HP évoque
une " mort subite présumée d'origine cardiaque."  

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