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Spécialiste des galaxies, l'astrophysicienne Françoise Combes décroche la médaille d'or du CNRS

La chercheuse a mis au point une technique pour observer les "quasars lointains". Elle s'est réjouie qu'il y ait "davantage de femmes parmi les récompenses décernées par le CNRS depuis dix ans". 

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L'astrophysicienne Françoise Combes, à Paris, le 17 décembre 2014.  (BERTRAND GUAY / AFP)

C'est la chercheuse-star des étoiles. L'astrophysicienne Françoise Combes a reçu, jeudi 10 septembre, la prestigieuse médaille d'or du CNRS. Elle avait contribué à la compréhension de l'évolution des galaxies grâce à une capacité hors du commun à conjuguer l'observation et la théorie.

La chercheuse a été pionnière d'une technique d'observation des "quasars lointains" "Les quasars sont des galaxies dans lesquelles il y a un trou noir supermassif, qui est très actif et qui émet une lumière mille fois plus forte que toute la galaxie réunie", explique l'astrophysicienne. Françoise Combes les compare à des "jalons, des phares de l'Univers", dont l'observation "permet de sonder la matière". Elle l'a mise en application aux Etats-Unis, dans les années 70, grâce à son mentor, Pierre Encrenaz, pour y observer des molécules dans les galaxies proches grâce aux radiotélescopes ad hoc.

Françoise Combes s'est aussi battue pour que les femmes se fassent une place dans cette discipline, et juge "très important" que le CNRS accorde un plus grand nombre de récompenses aux chercheuses depuis dix ans. "Cela montre qu'elles existent, ça les encourage", estime la chercheuse, qui peut se targuer d'avoir été la première astronome élue à l'Académie des sciences (2004), et la première femme titulaire d'une chaire d'Astrophysique au Collège de France.

Une chercheuse "à l'énergie folle"

Françoise Combes avait trouvé sa vocation à l'école Normale supérieure, où elle étudiait la physique atomique : "Je m'y suis découvert une passion pour la cosmologie, le savoir sur nos origines, comment se sont formées les galaxies, les étoiles", raconte-t-elle. Aujourd'hui âgée de 68 ans, cette professeure au Collège de France poursuit ses recherches au Laboratoire d'études du rayonnement et de la matière en astrophysique et atmosphères (Lerma) à l'Observatoire de Paris-PSL. "Elle a une énergie folle", remarque Fabienne Casoli, astronome et présidente de l'Observatoire, qui décrit une personne, à "la puissance de travail étonnante", "toujours à l'affût des idées nouvelles". Et par-dessus tout une chercheuse à "la palette de compétences extrêmement large, de l'observation à la simulation numérique en passant par la théorie".

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