Le Centre national d’études spatiales va fabriquer un appareil embarqué sur la sonde chinoise qui se posera sur la Lune en 2023

 Le président du CNES l'annonce mercredi 6 novembre sur franceinfo.

Un croissant de Lune, le 31 octobre 2019.
Un croissant de Lune, le 31 octobre 2019. (OZKAN BILGIN / ANADOLU AGENCY)

En marge de la visite d’Emmanuel Macron en Chine, la France a conclu des contrats pour une valeur de 15 milliards de dollars (soit 13,6 milliards d'euros), annoncés mercredi 6 novembre. Le domaine de l’espace est notamment concerné.

Jean-Yves Le Gall, président du CNES (Centre national d’études spatiales) et membre de la délégation française, explique à franceinfo que la France va fabriquer un appareil qui sera embarqué sur le robot chinois Chang'e 6, censé se poser sur la Lune en 2023. 

25 kilos de matériel français sur la Lune

"Les Chinois nous ont proposé de participer à l’exploration de la Lune et ont offert, lorsque le président Xi Jinping est venu en France au mois de mars, d’emporter 25 kilos d’expériences scientifiques françaises sur leur prochain robot Chang'e 6", a précisé Jean-Yves Le Gall. Cet appareil va mesurer les concentrations de radon, un gaz radioactif à la surface de la Lune. Il va "travailler sur place, en se posant sur la face cachée de la Lune", explique Jean-Yves Le Gall. "C’est absolument extraordinaire, parce que sur la face cachée, il y a des montagnes, des canyons, ce qui permet de faire des études jamais faites auparavant".

Nouvelle étape dans la collaboration spatiale franco-chinoise

"Les Chinois sont incontournables", reconnaît Jean-Yves Le Gall. "L’année dernière, c’est la Chine qui a lancé le plus de fusées, 39 dans l’année. […] La Chine est devenue, en dehors de l’Europe, le deuxième partenaire spatial de la France après les États-Unis". "Nous avons lancé l’année dernière un satellite d’océanographie. L’année prochaine, ce sera un satellite d’astronomie. Nous travaillons aussi sur la médecine spatiale".

Jean-Yves Le Gall explique également que le CNES va travailler avec la Chine sur l’étude du cycle de l’eau. Cela permet "d’apprendre beaucoup de choses sur le changement climatique. À Pékin, il y a quelques années, il y avait une pollution considérable, qui a beaucoup diminué grâce aux satellites : ils ont fermé des usines, là où elles polluaient".