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"C'est un souvenir absolument extraordinaire" : Claude Catala se souvient des premiers pas de l'homme sur la Lune

Il y a 50 ans, l’homme s’apprêtait à marcher sur la Lune pour la première fois. Un exploit qui a parfois créé des vocations, comme celle de Claude Catala, président de l’Observatoire de Paris. Il a raconté à franceinfo comment ce 21 juillet 1969 a changé sa vie.

Article rédigé par
Édité par Pauline Pennanec'h - Matthieu Mondoloni
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Claude Catala, président de l’Observatoire de Paris.  (MATTHIEU MONDOLONI / RADIOFRANCE)

Depuis qu’il est enfant, Claude Catala a la tête dans les étoiles et des étoiles dans les yeux, notamment quand il parle du 21 juillet 1969. Il est alors âgé de dix ans, assis devant le poste de télévision récemment acheté par ses parents. "Je me suis levé en pleine nuit, vers 3h du matin, pour suivre l'événement, je n’aurais raté ça pour rien au monde. C’est un souvenir absolument extraordinaire", raconte-t-il.

Il se remémore, "ces images très floues, blafardes que l’on voyait sur l’écran. Les conversations à travers la radio avec un son très distordu, tout ça est encore très présent dans mon esprit".

"Un épisode extrêmement marquant"

Il rêve devant l’exploit des trois astronautes américains et suit, jusqu’au bout, la retransmission en direct de ce moment historique : "Je m’en souviens comme si c’était hier parce que c’est un épisode qui a été extrêmement important pour moi, extrêmement marquant. Cette fameuse phrase de Neil Armstrong 'That’s one small step for man, one giant leap for mankind' [c'est un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'humanité]."

On le ressent vraiment au fond de soi-même, ce grand bond de l’humanité, et on y participe. Un moment unique, historique, même à 10 ans finalement

Claude Catala

à franceinfo

Ce jour-là, naît chez lui une vocation qui l’amènera d’abord à se passionner pour la technologie spatiale, puis, des années plus tard, pour l’astronomie. "J’étais assez fasciné par cette immensité", affirme-t-il. 

À la tête de l'Observatoire de Paris

En 2011, il prend logiquement la tête de l’Observatoire de Paris, un lieu historique, fondé au XVIIe siècle, où l’on assume depuis toujours d’être un peu… dans la Lune. "Jean-Dominique Cassini, le premier directeur de l’Observatoire de Paris, est arrivé en 1669, raconte Claude Catala en montrant son portrait, c’est un des premiers astronomes à avoir établi la carte de la Lune à partir de nombreuses nuits d’observation". 

Première carte de la Lune, réalisée par Jean-Dominique Cassini, au XVIIe siècle. (MATTHIEU MONDOLONI/ RADIOFRANCE)

"Tout ça est dessiné à la main, avec beaucoup de précision, de minutie. Chaque cratère est bien à sa place, bien dessiné, explique-t-il, rêveur. On voit les ombres qui permettent de se faire une idée du relief de la surface de la lune."

Encore aujourd’hui, Claude Catala continue d’observer cette Lune qui l’a tant fasciné enfant. "C’est particulièrement époustouflant de voir la lune à travers une lunette ou même de très bonnes jumelles, c’est vraiment magnifique", s'émerveille-t-il, avant de citer Victor Hugo : "La lune des poètes est métaphorique, celle des astronomes est algébrique, la véritable lune est entre les deux."

Reportage de Matthieu Mondoloni
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