Vaccins obligatoires : aucun décès et peu d’effets secondaires chez les nourrissons, selon l'ANSM

L'Agence du médicament a suivi des nourrissons qui ont reçu les onze vaccins obligatoires pour les enfants de moins de deux ans. 

Depuis 2018, onze vaccins sont obligatoires contre trois auparavant. 
Depuis 2018, onze vaccins sont obligatoires contre trois auparavant.  (FRED TANNEAU / AFP)

Depuis 2018, onze vaccins sont obligatoires pour les nourissons et les jeunes enfants, contre trois auparavant. Depuis ce changement, le nombre de déclarations d'effets secondaires n'a pas augmenté entre le deuxième semestre 2017 et le premier semestre 2018, indique l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) dans un rapport publié mercredi 26 juin. Les nouveaux vaccins obligatoires pour les enfants de moins de 23 mois n'ont fait aucun décès, apprend-on également dans cette étude de l'ASNM.

L'agence du médicament a analysé les données concernant des effets ou des évènements indésirables survenus chez des enfants vaccinés entre 0 et 23 mois sur la période allant du 1er janvier au 30 juin 2018. 75 nourrissons vaccinés avant l’âge de deux ans, au cours du premier semestre 2018, ont fait l’objet d’une déclaration pour un ou plusieurs effets ou événements indésirables post-vaccinaux.

Effets secondaires

Parmi ces 75 cas notifiés, 33 présentaient un critère de gravité. Il est à noter qu’aucun cas de décès n’a été rapporté sur cette période. Au sein de ces 33 cas "graves", 33% étaient majoritairement atteints de fièvre. Les affections du système nerveux retrouvées pour 30% des patients se sont manifestées principalement par des convulsions et des baisses de tonus musculaire. Les affections de la peau concernaient 21% des cas, les plus fréquentes étant des éruptions cutanées.  

Au total, 42 cas "non graves" ont été déclarés. Dans 71% des cas, les enfants avaient juste de la fièvre. Des affections cutanées ont également été constatées chez 48% des enfants. Près de 92% des déclarations ont été réalisées par des professionnels de santé et cinq régions (Ile-de-France, Auvergne-Rhône- Alpes, PACA, Nouvelle Aquitaine et Grand Est) ont totalisé près de la moitié des déclarations. Le suivi des effets éventuels de ces vaccins obligatoires sera prolongé au cours des années à venir et donnera lieu à des actualisations du rapport.