Pratique sportive : une députée préconise la suppression du certificat médical, qui coûte "entre 80 et 100 millions" par an

La députée Perrine Goulet est l'auteure d'un rapport sur le financement des politiques sportives.

Un médecin dans son cabinet (photo d\'illustration).
Un médecin dans son cabinet (photo d'illustration). (PIERRE HECKLER / MAXPPP)

La députée LREM Perrine Goulet, auteure du rapport sur le financement des politiques sportives en France remis au Premier ministre vendredi 30 novembre, a expliqué sur franceinfo avoir proposé d'"arrêter" le certificat de non contre-indication à la pratique sportive qui coûte "entre 80 et 100 millions" par an à l'Assurance maladie.

"Il est valable à un instant où le médecin vous fait faire deux trois gestes pour vérifier votre tension et votre cœur. Ce certificat ne peut prévenir un arrêt cardiaque. Il faut arrêter", a-t-elle assuré.

L'élue propose toutefois que cette suppression du certificat de non contre-indication à la pratique spotive ne concerne pas "les disciplines sportives qui présentent des contraintes particulières ou les pratiquants qui présentent des antécédents médicaux indiquant une fragilité". La députée a donné en exemple le rugby qui, en fonction des âges, demande des examens complémentaires. "Je trouve cela plus constructif", a-t-elle dit.

En cas de suppression du certificat de non contre-indication à la pratique sportive, le rapport propose notamment de réorienter une partie des économies générées pour l’Assurance maladie au profit de la prise en charge de dispositifs de sport santé, notamment le financement de maisons sport-santé.