Négociations des tarifs des consultations médicales : que contient la lettre de cadrage du ministre de la Santé ?

Après l'échec des négociations entre les médecins et l'Assurance-maladie, la question d'une hausse du tarif de la consultation jusqu'à 30 euros est toujours en suspens.
Article rédigé par Solenne Le Hen
Radio France
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Temps de lecture : 1 min
Un médecin porte un stéthoscope. Photo d'illustration. (VALLAURI NICOLAS / MAXPPP)

Quel sera, dans les prochains mois, le tarif de la consultation chez votre médecin généraliste ou votre spécialiste ? Après l'échec des négociations au printemps entre les syndicats de médecins et l'Assurance-maladie, les discussions doivent "se renouer très rapidement", avait assuré le 11 octobre le ministre de la Santé Aurélien Rousseau. Ce dernier doit envoyer, mardi 17 octobre, une lettre de cadrage au directeur de l'Assurance-maladie.

Dans cette lettre, le ministre de la Santé confie formellement la négociation au directeur de l'Assurance-maladie et définit les grands objectifs. À savoir, l'accord pour revaloriser le prix de la consultation chez le médecin généraliste, aujourd'hui fixée à 25 euros et à partir du 1er novembre à 26,50 euros. Mais est-ce que l'Assurance-maladie acceptera d'aller jusqu'à 30 euros, ce que les syndicats de médecins estiment être un minimum ? "Ce sera tout l'objet de la négociation", répond prudemment le ministère de la Santé.

Au printemps, l'Assurance-maladie était d'accord pour un tarif de 30 euros. Mais à condition que les médecins augmentent leur charge de travail, alors que six millions de Français n'ont pas de médecin traitant. Une proposition que les syndicats avaient refusé. Cette fois encore, le ministère de la Santé semble favorable à l'augmentation du tarif de la consultation mais progressivement, au fil des ans. Et pourquoi pas, également, en posant des conditions.

L'idée est de ne pas donner un chèque en blanc, alors que les déserts médicaux sont chaque jour plus nombreux et que le trou de la Sécurité sociale devrait se creuser encore en 2024.

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