Les analyses sur le cœur artificiel Carmat ne montrent pas "d'implication de la prothèse dans le décès du patient"

Le cœur artificiel n'est pas impliqué dans la mort du patient décédé en octobre, a confirmé dans un communiqué mercredi le fabricant Carmat.

Entrée de l\'hôpital Laennec en mai 2015 à Nantes.
Entrée de l'hôpital Laennec en mai 2015 à Nantes. (GEORGES GOBET / AFP)

"Les analyses réalisées n'ont pas montré d'implication de la prothèse dans le décès du patient", a réagi la société Carmat mercredi 30 novembre dans un communiqué. Plus tôt dans la journée, l'Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a annoncé la mort du patient qui a reçu la greffe d'un cœur artificiel Carmat à Nantes en août. Il était le premier patient de la nouvelle étude Pivot, dans laquelle une vingtaine de personnes devaient être suivies pendant six mois après avoir reçu le cœur artificiel. C'est le cinquième patient ayant reçu la greffe d'un cœur Carmat à déceder.

"C'est avec douleur que nous avons pris connaissance du décès du premier patient de l'étude Pivot, commente Stéphane Piat, directeur général de Carmat. La prothèse ayant fonctionné normalement lors des trois dernières implantations, notre motivation à apporter une alternative à ces patients faisant face à une impasse thérapeutique totale ne cesse de croître", affirme la société.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a confirmé plus tôt dans la journée avoir demandé à la société de suspendre toutes les implantations de sa prothèse.