Cœur artificiel Carmat : une défaillance électronique à l'origine des décès

L'équipe médicale française chargée des implantations a présenté la première étude scientifique sur le sujet, jeudi.

Les deux côtés du cœur artificiel Carmat.
Les deux côtés du cœur artificiel Carmat. (MAXPPP)

Trois personnes ont déjà bénéficié de l'implantation d'un cœur artificiel Carmat. Un essai est actuellement en cours et deux autres patients sont morts. L'équipe médicale française à l'origine des implantations a présenté la première étude scientifique publiée sur le sujet par la revue médicale britannique, The Lancet (en anglais), mardi 28 juillet.

Le professeur Alain Carpentier, qui a lancé le projet, ainsi que les chirurgiens cardiaques Daniel Duveau, Christian Latrémouille et Jean-Noël Fabiani, qui ont réalisé les premières interventions, estiment que leurs "expériences initiales" incitent à "l'optimisme" quant à l'utilisation d'une bio-prothèse.

Les chirurgiens reviennent notamment sur les raisons qui ont conduit aux décès de deux patients alors que très peu de détails ont circulé jusqu'à présent. Ils indiquent qu'ils ont été provoqués par la défaillance de composants électroniques dont la source "a été identifiée et corrigée" depuis.

Pas de complication à cause de caillots

Point important : ils soulignent également que les deux patients n'ont montré aucune complication imputable à la formation de caillots, alors même que l'un d'entre eux est resté sans traitement anticoagulant pendant une durée de 50 jours.

Le coeur Carmat est tapissé à l'intérieur d'un revêtement constitué de bio-matériaux issus de tissus animaux (bovins) pour éviter la formation de caillots sanguins.