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Sidaction : le VIH fait de moins en moins peur aux jeunes

Pendant trois jours, le Sidaction récolte des dons pour aider la recherche et les malades. L'occasion aussi de sensibiliser encore une fois les jeunes au sida, car ils sont de plus en plus nombreux à penser que la maladie se guérit.
Article rédigé par
Radio France
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  (Le Sidaction se déroule de vendredi 27 à dimanche 29 mars © Maxppp)

Ils ont grandi avec les traitements contre le sida, et débutent leurs sexualité avec le sentiment que ce n'est plus un danger. Le Sidaction, qui débute ce vendredi jusqu'à dimanche, doit permettre de collecter des fonds pour la recherche et l’aide aux malades. Mais il cherche aussi à sensibiliser toujours plus, et notamment les plus jeunes. 

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En France, en 2013, près de 6.220 personnes ont découvert leur séropositivité, selon le dernier bulletin épidémiologique de l’Institut de veille sanitaire, et environ 150.000 personnes vivent avec le VIH. Les plus jeunes, âgés de moins de 25 ans, représentaient 13% des découvertes de séropositivité en 2013, cette proportion n’ayant pas évolué de façon significative depuis 2003.

27% des 12-24 ans pensent qu'on peut en guérir

Mais plus inquiétant, les jeunes sont de plus en plus nombreux à penser qu'il existe des médicaments pour guérir du sida. Selon un sondage réalisé à l'occasion de la Journée mondiale contre le Sida, 27 % des répondants entre 15 et 24 ans considèrent que l’on peut guérir du sida, contre 13% en 2009. 

  (Extrait du sondage "Les jeunes et l’information sur le VIH / Sida" Ifop pour Sidaction et Elus Locaux contre le Sida © DR)

Il faut dire que "les messages se sont complexifiés ", indique Christian Andreo, directeur de la communication de Aides, association de luttre contre le sida. "Quand on a d’un côté le message 'une personne traitée efficacement ne transmet plus le virus', ça peut vite se transformer de l'autre côté en ‘actuellement on peut guérir du VIH' ", explique-t-il. Or il faut rappeler que vivre avec le VIH implique une prise en charge globale et un traitement à vie, qui peut comporter de nombreuses conséquences médicales - inégales - chez les personnes atteintes. 

"Le risque apparaît moins présent, moins aigu"

"L’image et la préoccupation autour du sida a considérablement baissé ", poursuit Christian Andreo. "Ce qui est d’une certaine façon logique à partir du moment où on a aussi des traitements qui fonctionnent, donc un risque qui apparaît moins présent, moins aigu, pourtant on est toujours dans une situation où l’épidémie continue de progresser ", ajoute-t-il. 

  (Bulletin épidémiologique hebdomadaire InVS avril 2014 : découvertes de séropositivité VIH et sida – France, 2003-2012 © DR)

Aller chercher les jeunes là où ils sont

Face à ces réalités, le responsable d'Aides insiste aussi : il faut "répéter ", "continuer à faire des grandes campagnes nationales qui peuvent rétablir la véracité des faits ", ajoute-t-il. Mais surtout pour les jeunes, il faut des campagnes ciblées, et sur des supports adaptés, bref aller chercher les jeunes là où ils sont, sur le web et les réseaux sociaux. Voir par exemple ce genre de campagnes vidéos diffusées par Aides. 

C'est le but également de la campagne du Sidaction cette année, qui invite les internautes à se prendre en photo et a posté leurs images en ligne ► Devenez ambassadeur du Sidaction

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