Migrants : "Nous sommes évidemment disposés à porter secours" au navire Lifeline

Pour le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, cette solidarité "devrait être le cas de tous les pays de la Méditerranée".

Le président de l\'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, le 12 mars 2018.
Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, le 12 mars 2018. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Le navire humanitaire Lifeline, bloqué dans les eaux internationales de Méditerranée avec 234 migrants à son bord, attend toujours lundi 25 juin de pouvoir accoster dans un port, alors que l'Italie et Malte refusent de le laisser utiliser leurs infrastructures. "Nous sommes évidemment disposés à leur porter secours", affirme le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, sur France Inter.

Selon l'élu, "la position de la majorité de [la] collectivité n'a pas vocation à changer" par rapport à celle qui avait été adoptée pour le cas de l'Aquarius. L'Assemblée de Corse avait en effet proposé d'accueillir le navire de SOS Méditerranée. "C'était la moindre des choses de dire que nous étions favorables à ce que les ports de Corse soient ouverts." Cette aide doit selon lui intervenir "dès l'instant où il y a un navire avec des personnes à bord en situation d'urgence".

Selon le président de l'Assemblée de Corse, cette solidarité "devrait être le cas de tous les pays de la Méditerranée, même si certains sont discrets actuellement sur ce registre". Jean-Guy Talamoni reconnaît que "juridiquement, il faut évidemment l'accord de l'Etat pour que les choses se fassent".