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Selon une étude conduite entre 2000 et 2004, un enfant sur 440 en France va développer un cancer avant l'âge de 15 ans

L'étude fait apparaître une légère hausse du nombre des cas, due probablement à l'amélioration de l'enregistrement des données et des techniques de diagnostic. Près de 8500 nouveaux cas ont été enregistrés en quatre ans.La maladie touche un peu plus les garçons que les filles. 50% des cas se développent avant l'âge de cinq ans.
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Le cancer se développe aussi chez les enfants (AFP - OLIVIER LABAN-MATTEI)

L'étude fait apparaître une légère hausse du nombre des cas, due probablement à l'amélioration de l'enregistrement des données et des techniques de diagnostic. Près de 8500 nouveaux cas ont été enregistrés en quatre ans.

La maladie touche un peu plus les garçons que les filles. 50% des cas se développent avant l'âge de cinq ans.

Les chiffres, publiés mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire, ont été relevés par le registre pédiatrique national des hémopathies bénignes et celui des tumeurs solides. C'est la première fois que les estimations d'incidence sont basées sur des registres nationaux de cette qualité.

Sur la période 2000-2004, 8.473 nouveaux cas de cancers (leucémies, tumeurs du système nerveux central, lymphomes...) ont été enregistrés chez les quelque 11 millions d'enfants de moins de 15 ans. Soit un taux d'incidence de 156,6 cas par an et par million d'enfants, un peu plus élevé chez les garçons que chez les filles.

Les cancers des moins de 15 ans représentent 0,5% des nouveaux cas de cancers, et 0,2% des décès par cancer, soit la deuxième cause de mortalité chez les enfants après les accidents. 50% de ces cancers sont intervenus avant l'âge de 5 ans.

L'incidence globale "plus élevée" que celle publiée (sur la base des registres régionaux) pour la période 1990-1999, notamment pour les cancers du système nerveux central, s'explique probablement par une amélioration de la méthodologie et par l'amélioration des techniques diagnostiques, "bien qu'on ne puisse écarter formellement une réelle augmentation d'incidence", indique le BEH.

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