Les sages-femmes "en colère" en grève pour une meilleure reconnaissance de leur profession

"Plus de 50% des cabinets de sages-femmes libérales se sont signalés comme étant fermés ce week-end", selon l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF).

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France Télévisions
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 (PAUL ROQUECAVE / HANS LUCAS)

Un mouvement de grève national à l'appel de plusieurs organisations de sages-femmes pour la reconnaissance de leur profession était "très suivi", samedi 24 septembre, selon l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF). La secrétaire générale de l'organisation a précisé que "plus de 50% des cabinets de sages-femmes libérales se sont signalés comme étant fermés ce week-end", soit "plus de 3 000 cabinets". Du côté des maternités, Caroline Combot a fait état d'environ "150 maternités ayant 100% de grévistes avec des maternités privées qui ont fermé leurs portes et des réquisitions et assignations dans les maternités publiques".

Prévu sur trois jours, de vendredi à dimanche, le mouvement est "très, très suivi. Cela montre vraiment que ça répond à une véritable colère des sage-femmes", a encore estimé la secrétaire générale de l'ONSFF. La revendication principale est celle d'"une réflexion sur le métier de sage-femme dans sa globalité, quels que soient les modes d'exercice, pour permettre de l'attractivité", la rémunération en étant une des composantes, a-t-elle poursuivi.

Les annonces du gouvernement insuffisantes

La profession a été déçue par les annonces du ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a annoncé il y a une dizaine de jours une revalorisation pour les sages-femmes travaillant à l'hôpital, qui recevront à partir de janvier une prime de 100 euros net et une hausse de salaire d'environ 100 euros brut par mois. Les trois quarts des 23 500 sages-femmes (à 97% des femmes) en bénéficieront, pour un gain mensuel équivalant à l'augmentation de 183 euros net déjà accordée à tous les personnels hospitaliers fin 2020 dans le cadre du Ségur de la santé.

Cette revalorisation proposée par le ministre "n'a jamais été aussi importante dans l'histoire de la profession, mais là où les sages-femmes sont en colère, c'est que ce n'est pas la seule réponse qu'on attendait", a expliqué Caroline Combot. Depuis le début de l'année, elles sont déjà descendues cinq fois dans la rue pour réclamer reconnaissance et effectifs. Une nouvelle journée de mobilisation est d'ores et déjà programmée le 7 octobre à Paris.

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