Hôpitaux : cet été, les maternités sont en manque de sages-femmes

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Hôpitaux : cet été, les maternités sont en manque de sages-femmes
France 2
Article rédigé par
J. Coulais, A. Husser, C. Pary, M. Kassou - France 2
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À la crise sanitaire s'ajoute une pénurie de sages-femmes. Elles sont de plus en plus nombreuses à quitter les hôpitaux et les cliniques pour s'installer en cabinet. Plusieurs établissements ont besoin de recruter en urgence. 

Léonor De Jarnac est sage-femme. Elle vient de terminer sa nuit. Une garde de douze heures qu'elle répètera la nuit prochaine et dans deux jours. Cette semaine, elle travaille 60 heures, un rythme presque habituel. "Physiquement c'est vraiment dur. La fatigue s'accumule beaucoup", témoigne-t-elle. Dans cette maternité, seulement cinq sages-femmes se partagent les gardes. Elles étaient dix au début de l'année, mais la moitié a définitivement quitté la clinique pour s'installer en cabinet où les horaires sont plus souples et les salaires plus élevés. 

Une prime de 300 euros par mois 

Pour la direction de l'établissement, il faut donc recruter en urgence, y compris à l'étranger. Malgré une prime de 300 euros mensuels, la clinique ne trouve aucun candidat, encore moins en période estivale. "Les sages-femmes prennent aussi des congés bien mérités après une année compliquée et forcément on a de plus en plus de difficulté à recruter", confirme Catherine Morvan, directrice de la clinique Conti-Elsan. La maternité risque de fermer quelques jours si aucune sage-femme n'est recrutée. Selon l'Ordre national des sages-femmes, les effectifs réduits en maternité mettent en danger la sécurité des patientes et de leurs bébés. 

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