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Près d'un Français sur deux renonce à des soins en raison du coût

Un sondage Ipsos publié ce lundi révèle que 92% des Français ont le sentiment d’une médecine à deux vitesses, les patients les plus riches ayant plus de possibilité de mieux se soigner. Près de la moitié disent également avoir déjà renoncé à des soins à cause du coût.
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Radio France
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 (© Maxppp - Près d'un Français sur deux a déjà renoncé à des soins en raison d'un coût trop élevé)

Pensez-vous qu’en France tout le monde n’est pas logé à la même enseigne en matière de soin ? Une large majorité des Français, oui. D’après un sondage Ipsos réalisé pour la Fédération hospitalière de France, 92% des personnes interrogées considèrent que "la France propose une médecine à deux vitesses", où  "ceux qui ont de l’argent ont plus de possibilités de se faire soigner ". Environ 74 % des sondés estiment également que "les innovations et les meilleurs traitements ne sont pas proposés à tous les patients ".

Au-delà des considérations personnelles, le sondage révèle une tendance plus inquiétante : 48% des personnes interrogées disent également avoir au moins une fois renoncé à consulter ou à réaliser des soins à cause d’un coût jugé trop élevé. Le chiffre monte même à 67% chez les patients gagnant moins de 1500 euros de revenus. C’est dans le Sud-est de la France que les inégalités liées aux ressources finacières sont les plus grandes, en raison du nombre important de médecins libéraux.

Des chiffres en hausse "année après année "

Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France (FHF), se désole de voir ces chiffres "monter année après année ". Selon lui, reporter à un soin est non-sens : une pathologie prise en charge plus tôt est mieux soignée et coûte moins cher :

 

 

Frederic Valletoux FHF - Réaction après le sondage Ipsos
écouter

 

Alors comment améliorer le système de santé ? Une majorité de Français est pour une meilleure coopération entre les établissements hospitaliers d’une même zone géographique et 83% pour une participation aux soins les jours fériés, week-end et nuit des structures de soins et médecins bénéficiant de financement publics.

Avant la loi santé attendue d’ici l’été, la FHF avait de son côté proposé en avril un plan de 5 milliards d’économies, via notamment la chasse aux actes et prescriptions inutiles.

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