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Pour les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse, les risques de malformations sont importants

Des tumeurs vaginales et, chez les garçons, des malformations génitales (l'hypospadias) sont les effets secondaires connus chez les "enfants distilbène". Selon une étude épidémiologique, les effets atteignent également la troisième génération des femmes traitées par le Distilbène.
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Selon une étude épidémiologique, le Distilbène a des effets sur les garçons de la 3e génération. (AFP / Miguel Medina)

Des tumeurs vaginales et, chez les garçons, des malformations génitales (l'hypospadias) sont les effets secondaires connus chez les "enfants distilbène". Selon une étude épidémiologique, les effets atteignent également la troisième génération des femmes traitées par le Distilbène.

Pour l'équipe constituée autour du professeur Charles Sultan du CHRU Lapeyronie de Montpellier, qui a réalisé l'étude, la prévalence de l'hypospadias chez les petits-enfants "apparaît être 40 à 50 fois supérieure" à celle attendue.

Cette étude rejoint les conclusions de Nicolas Kalfa, chirurgien pédiatre co-signataire d'une analyse à paraître dans la revue "Fertility ans Sterility". Il relève que la fréquence de la malformation est de 0,2% dans la population, mais passe à 8,2% chez les garçons issus "de grands-mères distilbène".

Le Distilbène (DES) a été prescrit pendant près de 30 ans - entre 1948 et 1976 - aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches. Entre deux et huit millions de femmes dans le monde ont été traitées avec cette hormone de synthèse. En France le DES a concerné environ 200.000 patientes.

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