L'enquête Levothyrox élargie en homicide involontaire : "On tient le bon bout", pour l'association française des malades de la thyroïde

Chantal L'Hoir, la présidente de l'Association française des malades de la thyroïde, estime que l'élargissement de l'enquête sur le Levothyrox pour "homicide involontaire" est une grande nouvelle pour les victimes.

Une boîte de Levothyrox.
Une boîte de Levothyrox. (SYLVIE CAMBON / MAXPPP)

"On tient le bon bout", a réagi lundi 4 février auprès de franceinfo Chantal L'Hoir, la présidente fondatrice de l'association française des malades de la thyroïde. Lundi, le parquet de Marseille a élargi l'enquête sur le Levothyrox pour "homicide involontaire". Cette décision "est très importante pour nous", assure Chantal L'Hoir car selon elle, "on veut toujours dénigrer la gravité de cette affaire".

L'AFMT a fait procéder à toute une série d'analyses "à commencer par une analyse faite aux États-Unis, qui a prouvé la gravité du problème", souligne la présidente. Cette analyse "a été déposée avec toutes les données chez la juge d'instruction à Marseille" et a été contrôlée "de façon plus précise par le CNRS à Toulouse. Elle montrait que le produit n'était pas vendable et contenait de grandes quantités d'impuretés", tient à préciser Chantal L'Hoir.

Plusieurs décès suite à des AVC

La présidente de l'AFMT se dit satisfaite de la qualification d'homicide involontaire, car "pas mal de gens qui ont vu leur TSH (dosage d'une hormone qui stimule la thyroïde) monter au-delà de 40 et se sont trouvés en AVC (accident vasculaire cérébral). Alors qu'ils avaient été accueillis aux urgences, ils sont morts dans la nuit", raconte Chantal L'Hoir.

Elle souhaite maintenant que "la justice montre une image qui l'honore" en allant au bout de la procédure.