Canicule : inquiétude aux urgences

L'air brûlant en provenance d'Afrique va très vite devenir irrespirable. La France se prépare à vivre une semaine caniculaire avec des températures anormalement élevées. Les urgences des hôpitaux s'inquiètent.

Du jamais vu pour un mois de juin : plus de 40 degrés sont attendus en France la semaine prochaine. La vague de chaleur va sévir et n'épargnera aucune région. Dans les hôpitaux, on s'inquiète alors même que les urgences voient leur personnel en grève et vont connaitre une hausse de leur activité. "Si jamais cet épisode de canicule dure, et là il y a des risques avec plusieurs jours en suractivité, ça risque d'être difficilement gérable. Potentiellement, des gens risquent de mourir sur des brancards", alarme le docteur Christophe Prudhomme, porte-parole de l'AMUF, association des médecins urgentistes de France.

Faire de la place

Les hospitalisations programmées vont être repoussées pour libérer des lits. Les urgentistes comptent aussi sur le Samu et les médecins traitants pour aider. Les personnes isolées seront de nouveau touchées. "Le problème de la canicule, c'est qu'on n'a pas tiré les leçons de 2003 concernant les patients qui sont chez eux, à domicile. On n'a pas l'aide-soignante libérale qui pourra faire boire la patiente, lui faire prendre une douche, etc.", regrette le docteur Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, en a appelé à la responsabilité citoyenne. Tous souhaitent éviter revivre la canicule de 2003 qui avait causé environ 25 000 décès.

>> Les bons gestes à adopter en cas de canicule

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Un homme se rafraichit, le 25 août 2016 à Paris.
Un homme se rafraichit, le 25 août 2016 à Paris. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO / AFP)