Furosémide : 70.000 comprimés contrôlés, aucune anomalie détectée

Après avoir examiné environ 70.000 comprimés de Furosémide, les enquêteurs de l'Agence nationale de sécurité du médicament n'ont trouvé aucune anomalie. Plusieurs morts suspectes inquiètent pourtant les autorités après que l'on a retrouvé des somnifères dans une boîte de ce diurétique début juin.

(Jean-François Frey Maxppp)

2.374 boîtes, soit environ 70.000 comprimés, c'est la quantité de Furosémide que les quatre enquêteurs de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ont déjà inspecté sans trouver d'anomalies. Dépêchés à Sens (Yonne) dans l'usine de conditionnement de l'entreprise pharmaceutique Teva, ils n'ont pas constaté la présence de somnifère dans les boîtes de ce diurétique.

"Les éléments à disposition de l'ANSM ne permettent pas, à ce jour, d'identifier d'autres cas de substitution de comprimés de Zopiclone dans des boîtes de furosémide Teva 40 mg, en dehors du cas ayant déclenche l'alerte ", a expliqué l'agence du médicament.

Des morts suspectes

L'alerte avait été déclenchée le 7 juin par un pharmacien après qu'une patiente traitée au Furosémide lui ait rapporté une boîte dans laquelle elle avait trouvé un somnifère. Après inspection, le pharmacien avait alors trouvé un autre comprimé de Zopiclone dans la même boite.

Depuis, des enquêtes relatives à des décès considérés suspects de personnes âgées qui prenaient du Furosémide ont été ouvertes à Marseille, Toulon et Toulouse.