Variole du singe : la Haute Autorité de santé recommande la vaccination des cas contacts

La HAS recommande l'utilisation d'un vaccin de troisième génération pour les cas contacts, et appelle à "des mesures de prévention et de protection personnelles".

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France Télévisions
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La variole du singe est apparue dans plusieurs pays d’Europe dernièrement. Cette maladie a-t-elle un lien avec le vaccin de Covid-19 ? (CYNTHIA S. GOLDSMITH / CENTERS FOR DISEASE CONTROL AND PREVENTION / AFP)

Face à l'apparition de plusieurs cas de variole du singe à travers le monde, dont trois en France, la Haute Autorité de santé a recommandé de vacciner les adultes qui ont eu un contact à risque avec un malade, dans un avis publié mardi 24 mai.

Cette stratégie, qui concerne aussi les professionnels de santé exposés sans protection individuelle, "paraît pertinente au regard des délais d'incubation de la maladie et de la stratégie vaccinale adoptée dans les autres pays européens", explique l'autorité. Celle-ci recommande l'utilisation du vaccin de 3e génération uniquement, "au vu de son profil de tolérance, meilleur que celui des vaccins de 1ère et 2e génération, et de son efficacité".

Des mesures de prévention et de protection personnelles

Les vaccins de première et de deuxième génération ne sont plus utilisés pour la population générale depuis 1984, du fait de l'éradication de la variole. En juillet 2013, un vaccin de troisième génération a été autorisé en Europe, qui utilise un virus vivant non réplicatif (c'est-à-dire qui ne se réplique pas dans l'organisme humain). La HAS recommande d'administrer ce vaccin "idéalement dans les 4 jours après le contact à risque et au maximum 14 jours plus tard avec un schéma à deux doses (ou trois doses chez les sujets immunodéprimés), espacées de 28 jours".

Elle recommande aussi une réponse plus globale, avec notamment "la mise à disposition de traitements antiviraux non évalués par la HAS mais disposant d'une autorisation de mise sur le marché" pour la variole du singe – ce qui concerne en particulier les enfants puisque le vaccin ne leur est pas autorisé. Enfin, la HAS juge "primordial d'adopter des mesures de prévention et de protection personnelles".

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