Soldes en net recul : "Il faudra étendre les aides à presque l'ensemble du commerce", selon la Confédération des commerçants de France

A cause du Covid, les soldes d'hiver ont connu un très mauvais démarrage, en recul de près de 30% par rapport à l'avant-crise. Les professionnels réclament donc l'extension des aides de l'Etat à tous les commerces.

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Radio France
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Les soldes d'hiver 2022 ont commencé le 12 janvier et se termineront le 8 février. (DELPHINE GOLDSZTEJN / MAXPPP)

"Les restaurateurs souffrent mais ils ne sont pas seuls, il faudra étendre les aides à presque l'ensemble du commerce", a déclaré sur franceinfo Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France (CDF). Les soldes d'hiver ont débuté il y a presque une semaine et connaissent un très mauvais démarrage et un net recul par rapport à 2019. Il appelle le "gouvernement à prendre en compte les inquiétudes" des commerçants et demande des aides.

franceinfo : Comment ont débuté les soldes ?

Francis Palombi : On était déjà en berne sur le plan du chiffre d'affaires et du pouvoir d'achat depuis le début de l'année donc les soldes ne sont pas euphoriques. Au-delà du pouvoir d'achat, du côté anxiogène de la période, il y a le télétravail. Il y a beaucoup moins de monde qui se rend à son travail et cela influe sur le chiffre d'affaires.

Quelle est la situation ?

J'ai fait une lettre à Bruno Le Maire et Jean-Baptiste Lemoyne pour les alerter sur la situation très difficile des commerçants. Il n'y a pas que les hôtels, les restaurants et les bars, il y a aussi tous les autres. Vous imaginez les chausseurs, la lingerie, tous ces acteurs du commerce qui sont en train de souffrir. Ils commencent à recevoir les achats du printemps et ils ont du mal à assumer les achats de l'automne-hiver. On ne peut pas continuer avec des ventes privées tout le temps, des blacks Friday.

Que souhaitez-vous ?

Les secteurs qui sont le moins touchés et qui continuent à travailler presque normalement sont dans l'alimentaire. Le Premier ministre a bien parlé pour les restaurateurs, il faut les aider, ils souffrent énormément mais ils ne sont pas seuls à souffrir. Les aides il faudra les étendre à d'autres commerces, presque sur l'ensemble du commerce parce qu'on n'est pas sorti de l'auberge, de la crise et on parle encore beaucoup de sanitaire. J'en appelle au gouvernement à prendre en compte nos inquiétudes et nos demandes.

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