Virus de Wuhan : l'OMS refuse de tirer la sonnette d'alarme

Le casse-tête est planétaire avec le coronavirus chinois. L'OMS, qui s'est réunie ces dernières heures, a décidé de ne pas restreindre les déplacements, même si les habitants de Wuhan sont en quarantaine.

En Chine, les aéroports sont placés sous haute surveillance, comme à Tianjin. Et pas question de débarquer sans se soumettre à des tests de température. Dès que des gens sont suspectés d'avoir la maladie, ils sont pris en charge. "Quand on trouve des passagers qui ont une température élevée, les médecins les prennent en charge et les mettent en quarantaine", avance Li Jing, du centre d'urgence de l'aéroport de Tianjin. L'alerte a été déclenchée mondialement, partout dans les aéroports, où des scanners thermiques ont été mis en place.

L’OMS reste prudente

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), elle, estime que contrairement à l'épidémie de SRAS en 2003, il n'y a pas lieu de tirer la sonnette d'alarme. "Il est encore un peu tôt pour considérer que cet événement est une urgence internationale de santé publique", a déclaré Didier Houssin, président du comité d'urgence de l'OMS. La France s'est dite prête à toute éventualité, et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, dit avoir mis au point un test pour distinguer tous les malades. Pour l'instant, la maladie a été détectée dans plusieurs états asiatiques, mais toutes les victimes sont chinoises, pour le moment.

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Des passagers arrivent à l\'aéroport de Wuhan (Chine), le 23 janvier 2020.
Des passagers arrivent à l'aéroport de Wuhan (Chine), le 23 janvier 2020. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)