Vidéo Moselle classée en zone à risque maximal par l'Allemagne : le président de la région Grand Est se dit "surpris" par une "décision extrêmement brutale"

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Invité du 8h30 franceinfo, Jean Rottner a réagi à la décision de l'Allemagne, qui va classer la Moselle en zone à risque maximal à partir de lundi, en raison de la présence très forte de l'épidémie de Covid-19 dans le département frontalier.

Alors que l'Allemagne souhaite classer la Moselle en zone à risque maximal à partir de lundi 1er mars, à minuit, le président de la région Grand Est Jean Rottner s'est dit, ce dimanche 28 février sur franceinfo, "surpris par la décision extrêmement brutale" et "unilatérale" de Berlin. "Depuis quelques jours, nous avions plutôt l'impression d'une collaboration fructueuse avec les autorités allemandes", a-t-il poursuivi, invité du 8h30 franceinfo.

La décision de Berlin de classer la Moselle en zone à risque maximal signifie que la seule possibilité pour les Mosellans de passer la frontière dès mardi 2 mars sera de montrer un test PCR négatif de moins de 24 heures, y compris pour les 16 000 travailleurs frontaliers. "Tout cela doit encore être négocié tout au long de la journée" entre responsables politiques des deux côtés de la frontière, a expliqué Jean Rottner.

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"Nous demandons de pouvoir utiliser des tests antigéniques", a expliqué Jean Rottner. Selon lui, "les tests antigéniques sont plus simples, plus souples et, je crois, seraient mieux acceptés. Moi, je milite également pour l'utilisation de tests salivaires qui ne sont malheureusement pas validés à l'heure qu'il est par nos amis allemands. Mais les tests salivaires seraient d'une efficacité et d'une souplesse d'utilisation beaucoup plus rapide" que les tests PCR. "Se faire écouvillonner toutes les 24 ou 48 heures, avouez-le, ce n'est vraiment pas agréable", a estimé Jean Rottner.

"Nous ne souhaitons pas être dans la même situation que la Tchéquie ou [le Tyrol autrichien], où les frontières ont été fermées de manière physique", a encore déclaré le président de la région Grand Est. Le Premier ministre Jean Castex l'a confirmé jeudi 25 février : la Moselle compte 60% de variants sud-africains du coronavirus.

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