Vidéo Covid-19 à l'école : "Ce n'est pas une grève contre le virus, c'est une grève contre l'absence de concertation", explique Laurent Berger

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La quasi-totalité des syndicats d'enseignants ont appelé à la grève. Le secrétaire général de la CFDT appelle le gouvernement à plus d'écoute et d'empathie envers des professionnels "confrontés tous les jours à des situations inextricables".

"Ce n'est pas une grève contre le virus, c'est une grève contre l'absence de concertation, contre une forme de mépris, la découverte de protocole sanitaire la veille de la rentrée, le changement des règles en permanence", a énuméré Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, jeudi 13 janvier sur franceinfo, alors que les enseignants sont appelés à la grève par la quasi-totalité des syndicats.

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Ce n'est pas non plus une grève "anti-Blanquer", mais il estime que le ministre de l'Éducation nationale "a très mal géré ce dossier". "Je trouve qu'il n’a pas écouté. Je trouve qu'il n'a pas été capable de faire preuve d'empathie envers des professionnels qui sont tous les jours confrontés jusqu'à la fatigue psychologique, à des situations inextricables".

Mettre en place des protocoles "applicables"

Laurent Berger a rendu hommage aux personnels de l’Éducation nationale qui "font le job comme tout le monde, dans une situation dégradée parce qu'il y a un virus. Mais aujourd'hui, ils n'en peuvent plus et donc ils vont manifester ce ras-le-bol et cette envie d'être écoutés et de prendre en compte les réalités concrètes", a-t-il affirmé.

Il demande au ministre de l’Éducation d’être plus à l’écoute en mettant en place "des protocoles qui sont applicables, de faire en sorte de ne pas les changer sans arrêt" et avec "des moyens matériels pour lutter au maximum contre le virus avec de l'aération et des mesures de l'air". Laurent Berger a rappelé que la CFDT n’était "pas pour la fermeture des écoles".

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