Vidéo Contrôles anti-Covid-19 : le PDG d'ADP demande "des règles simples" pour éviter des "engorgements insupportables" dans les aéroports

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Selon Augustin de Romanet, les normes sanitaires actuelles sont tenables car le trafic est limité mais avec la hausse attendue cet été, ça risque de se compliquer. 

Cela "va se jouer dans la capacité que les pouvoirs publics européens auront à établir des règles simples, claires et qui ne conduisent pas à des engorgements dans les zones d'attente à l'arrivée des aéroports qui soient insupportables", a déclaré mardi 4 mai sur franceinfo Augustin de Romanet, PDG du groupe ADP, gestionnaire de 27 aéroports sur toute la planète dont les aéroports de Paris. "Il faut trouver la juste mesure entre la qualité des contrôles sanitaires et les inconvénients créés aux passagers", estime-t-il afin de ne pas freiner la reprise du secteur aérien. 

"Les épidémiologistes vous disent que pour prévenir la maladie, ce qui est plus efficace, c'est le contrôle au départ."

Augustin de Romanet

à franceinfo

"Malheureusement se sont développés des contrôles aux arrivées dans des proportions telles qu'aujourd'hui, par exemple, pour un gros porteur en provenance de Guyane nous avons quatre heures de processus d'attente pour les contrôles d'arrivée", a deploré Augustin de Romanet. 

Augustin de Romanet plaide pour les tests antigéniques

Le PDG d'ADP prône l'utilisation des tests antigéniques au lieu des tests PCR souvent exigés au départ des avions, afin que les exigences "respectent le portefeuille de nos compatriotes". "Nous ne nous rendons pas compte de notre privilège en France d'avoir des tests PCR gratuits, mais dans beaucoup de pays étrangers, ces tests sont très onéreux", dit-il, prenant l'exemple de pays comme l'Espagne ou le Danemark, où "ces tests peuvent coûter plus de 150 ou 200 euros. Donc, si vous allez vous offrir un petit week-end à Copenhague avec votre conjoint et que au retour, il faut dépenser 400 euros simplement vous faire tester, ça va faire un frein à la mobilité."

D'après Augustin de Romanet, les normes sanitaires actuelles sont possibles, parce que "nous avons 15% du trafic" par rapport à la normale. En revanche, "si cet été nous avons un trafic multiplié par quatre, c'est à dire 60% du trafic de 2019, nous risquons d'avoir des situations qui seront peu agréables pour les passagers et qui pourraient risquer de freiner les déplacements", s'inquiète-t-il. 

Le PDG d'ADP souligne que cet été les voyageurs devront toujours "obligatoirement satisfaire" les conditions sanitaires des États en question. Il pense que "cela prendra la forme pour tous ceux qui ont un téléphone mobile d'un QR code. C'est beaucoup plus commode, beaucoup plus facile à contrôler". Augustin de Romanet souligne qu'il y a d'ailleurs une volonté d'harmonisation au niveau de l'Union européenne et "qu''on peut espérer que, à la rentrée, vous ayez sur votre smartphone un QR code qui soit lisible dans tous les pays de l'Union".

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