Covid-19 : les sous-variants BA.4 et BA.5 pourraient entraîner une nouvelle augmentation du nombre de cas en Europe

Ils devraient devenir dominants dans les mois à venir, estime le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

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France Télévisions
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La passagère d'un tramway à Cracovie (Pologne), le 4 février 2022. (JAKUB PORZYCKI / NURPHOTO VIA AFP)

Place à une nouvelle vague de contaminations au Covid-19 ? Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) appelle les Etats européens à surveiller de près l'émergence des sous-variants d'Omicron BA.4 et BA.5, dans un communiqué publié samedi 14 mai. "La proportion dans l'Union européenne est actuellement faible", précise le texte, "mais ils deviendront dominants dans les mois à venir", ce qui pourrait entraîner potentiellement "une augmentation significative du nombre de cas". A ce stade, l'ECDC ne dispose pas d'éléments suggérant une augmentation de la gravité des cas de Covid-19 induits par ces sous-variants par rapport aux lignées précédentes.

>> Covid-19 : ce que l'on sait des deux nouveaux sous-variants d'Omicron découverts en Afrique du Sud

En conséquence, l'ECDC a décidé de transférer ces deux sous-variants d'intérêt dans la catégorie supérieure, celle des "variants préoccupants". Les données sont encore limitées mais BA.4 et BA.5 "semblent plus transmissibles que les précédents" sous-variants d'Omicron, avait estimé auprès de France 24 l'épidémiologiste Antoine Flahault. Leurs protéines Spike comportent notamment les mutations L452R, qui augmente sa transmissibilité, et F486V, associée à une réduction de la neutralisation des anticorps.

Un tiers des cas au Portugal

Identifiés à la fin de l'année 2021, BA.4 et BA.5 sont désormais majoritaires en Afrique du Sud. Ils pourraient désormais s'imposer en Europe. "L'Institut national portugais de la santé a estimé que BA.5 représentait environ 37% des cas positifs au 8 mai 2022", relève l'ECDC, qui ajoute que ce sous-variant devrait devenir dominant dans le pays d'ici le 22 mai. Leur avantage compétitif "est probablement dû à leur capacité à échapper à la protection immunitaire induite par une infection et/ou une vaccination antérieures, en particulier si celle-ci a diminué avec le temps".

En France, le sous-variant BA.2 d'Omicron est toujours largement dominant, selon Santé publique France (SPF), avec 99% des séquences de la dernière enquête. Mais BA.4 et BA.5 ont déjà été détectés dans l'Hexagone et font l'objet d'"une surveillance renforcée", écrit l'agence sanitaire dans son bulletin épidémiologique du 5 mai. SPF précisait qu'au "2 mai 2022, deux cas de BA.4 et six cas de BA.5 (avaient) été confirmés en France et (étaient) en cours d’investigation".

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