Vaccins : ce qu'il faut retenir de la stratégie anti-Covid présentée par Jean Castex et Olivier Véran devant l'Assemblée nationale

Le Premier ministre et le ministre de la Santé ont détaillé mercredi le plan vaccinal français contre le coronavirus. L'objectif est de débuter avant la fin de l'année. 

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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 3 novembre 2020. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Quelle stratégie vaccinale contre le Covid-19 ? Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé, Olivier Véran, ont présenté aux députés le plan de vaccination du gouvernement et les étapes des prochains mois, mercredi 16 décembre, à l'Assemblée nationale. Voici les principaux points à retenir.

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Les premières vaccinations auront lieu dès la dernière semaine de décembre

La première phase de vaccination débutera "dès la dernière semaine de décembre", "si les conditions sont réunies", a annoncé le Premier ministre. Elle concernera "environ un million de personnes" âgées vivant dans des établissements comme les Ehpad. "Cette première phase s’échelonnera sur une période de six à huit semaines, pour tenir compte du délai de 21 jours entre la première vaccination et le rappel."

La deuxième phase ciblera les personnes à risque

Le cercle des populations vaccinées sera élargi au fur et à mesure des approvisionnements. La deuxième étape concernera "environ 14 millions de personnes" particulièrement à risque en raison de leur âge ou d'une pathologie chronique, ainsi que certains professionnels de santé. Un parcours de vaccination pour les personnes vivant à leur domicile sera mis en place.

Covid: début de la vaccination en France "dès la dernière semaine de décembre", "si les conditions sont réunies", annonce Jean Castex

La deuxième phase concernera 14 millions de personnes ciblées

Selon le calendrier établi par Jean Castex, la deuxième phase devrait donc débuter entre la mi et la fin février et visera "près de 14 millions de personnes présentant un facteur de risque lié à l'âge ou une pathologie chronique" ainsi que "certains professionnels de santé".

Elle s'échelonnera "selon le rythme de livraison des différents vaccins" mais aussi selon les catégories d'âge, a indiqué Olivier Véran. Seront donc invités à se faire vacciner "les plus de 75 ans, puis les plus de 65 ans et enfin les plus de 50 ans avec les personnels de santé et du secteur médico-social lorsqu'ils sont âgés de 50 ans et plus", a égrené le ministre de la Santé.

La troisième phase se déroulera à la fin du printemps 

Enfin, "ce n'est que dans un troisième temps, à la fin du printemps, que nous ouvrirons la vaccination à l'ensemble de la population", a souligné Jean Castex. Ces quelque 50 millions de personnes seront là encore rangées en catégories prioritaires. D'abord, "les personnes âgées de 50 à 64 ans, soit une partie importante de la population", a souligné Olivier Véran.

Ensuite, "il y aura les professionnels des secteurs essentiels au fonctionnement du pays en période épidémique", a-t-il ajouté, citant les secteurs "de la sécurité, de l'éducation, de l'alimentaire", "les publics vulnérables et précaires, ainsi que les professionnels qui les prennent en charge, les personnes qui vivent dans des hébergements confinés ou des lieux clos". Et puis viendra "le reste de la population majeure", a-t-il conclu.

Une autorisation de mise sur le marché est attendue pour le 23 décembre

La France a précommandé "près de 200 millions de doses, permettant de vacciner 100 millions de personnes" (car deux injections sont nécessaires pour la plupart des vaccins). "Nous serons livrés au fur et à mesure que les vaccins obtiendront l'autorisation" par les agences sanitaires. "La décision d'autorisation de mise sur le marché de l'Agence européenne du médicament est attendue pour le 23 décembre."

Pour renforcer le traçage des cas, 4 000 postes vont être crées 

Le Premier ministre a également souligné que "le début de la campagne vaccinale n'[allait] pas marquer la fin de l'épidémie" et, qu'à ce titre, les campagnes de tests et les incitations à l'isolement se poursuivraient dans ces prochains mois. Dans ce cadre, Jean Castex a indiqué que la France disposait à l'heure actuelle d'une "capacité de dépistage pouvant monter jusqu'à trois millions de tests par semaine".

"Nous allons encore renforcer les moyens alloués au traçage des cas, en permettant le recrutement supplémentaire de 4 000" emplois temps plein (ETP) pour l'Assurance-Maladie, a-t-il ajouté.

Une visite à domicile est prévue pour les personnes malades

Enfin, conformément à ce qu'il avait promis, Jean Castex a précisé que "1 500 infirmiers libéraux et 3 000 accompagnateurs sociaux" seraient mobilisés chaque jour pour rendre visite aux personnes malades et qui décideraient de s'isoler.

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