Variant britannique du coronavirus : "On n'y échappera pas", estime le professeur Éric Caumes, qui appelle à "respecter les mesures barrières"

"Des variants, il y en a depuis le début de l'épidémie", affirme le professeur Éric Caumes, pour qui "la clé ce n'est pas le variant, ce sont les mesures barrières".

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Radio France
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Le professeur Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, était l'invité du "8h30 franceinfo", jeudi 13 août 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Il faut arrêter de faire flipper les gens avec ce variant britannique. Les mesures barrières restent efficaces. Simplement, il faut les respecter", a indiqué sur franceinfo samedi 9 janvier le professeur Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Selon lui, "c'est une illusion" de vouloir "combattre" ce variant. "D'abord, il est déjà là", a souligné Éric Caumes. Pour l'instant, "il y a 20 malades en France", a-t-il expliqué : "Dans mon hôpital, j'ai deux patients qui sont atteints du variant britannique. Il y en a un qui vient du Liban et un de la péninsule arabique, donc on n'y échappera pas. Il est déjà partout. Il faut se concentrer sur : tester, tracer, isoler et les respect des mesures barrières. Il faut revenir aux fondamentaux", a martelé le professeur Éric Caumes.

"Des variants, il y en a depuis le début de l'épidémie. La clé ce n'est pas le variant, ce sont les mesures barrières", a-t-il insisté. "Si cela n'est pas respecté, on laisse filer l'épidémie". "Les anglais, eux, ont laissé filé l'épidémie depuis plusieurs semaines" et donc "ils récoltent aujourd'hui les fruits de leur négligence", a estimé Éric Caumes.

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