Statut vaccinal des élèves : "La question pourrait se poser si on avait une évolution négative de la situation", selon le SNPDEN

"À ce stade de l'épidémie, on n'a pas besoin d'aller plus loin", a indiqué ce jeudi sur franceinfo, Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale (SNPDEN).

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Centre vaccination à Mulhouse, le 31 mai 2021.  (DAREK SZUSTER / MAXPPP)

"La question pourrait se poser si on avait une évolution négative de la situation sanitaire", a réagi jeudi 21 octobre 2021 sur franceinfo, Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale (SNPDEN) et proviseur de la Cité scolaire Hector Berlioz à Vincennes (94), alors que l'Assemblée nationale a adopté un amendement du gouvernement qui concerne la connaissance du statut vaccinal des élèves par les directeurs d'école ou les chefs d'établissement du second degré.

franceinfo : Est-ce que cette nouvelle règle répond à un vrai besoin ?

Bruno Bobkiewicz : Non. La question pouvait se poser pendant l'été sur la pertinence d'un tel dispositif et la mise à disposition de ces données, mais on voit bien que depuis la rentrée on fait autrement et que la situation est plutôt favorable. La confiance sur laquelle s'établit l'attestation fonctionne plutôt bien, le nombre de cas est plutôt restreint et à ce stade de l'épidémie on n'a pas besoin d'aller plus loin. C'est un système qui fonctionne bien et qui fait ses preuves. La question pourrait se poser si on avait une évolution négative de la situation sanitaire.

Le ministère de l'Education nationale affirme avoir des retours de proviseurs qui ont du mal à cibler les élèves non vaccinés et que cela demande beaucoup de travail. Qu'en pensez-vous ?

Je ne pense pas que ce soit une donnée du ministère de l'Éducation nationale mais plutôt du ministère de la Santé puisque nous partageons le même diagnostic avec le ministère de l'Éducation nationale. Les 60% des personnels de direction que je représente ne font pas ce constat. La situation actuelle ne fonctionne pas si mal, même si oui cela pourrait faire accélérer le traitement des situations. Mais est-ce nécessaire ? On a très peu de cas à gérer à ce stade.

Le gouvernement veut augmenter encore un peu le nombre d'élèves vaccinés. Est-ce votre rôle de les sensibiliser ?

Contribuer à l'effort, on le dit depuis le début, pourquoi pas sur le principe. Mais on voit bien qu'avec les tests antigéniques faits pendant l'année scolaire, les autotests au mois de mai, et maintenant le faible taux de vaccination en établissements scolaires, on voit bien que les parents ne nous reconnaissent pas cette compétence. Il faut admettre chacun son rôle. On voit bien que les parents nous reconnaissent une compétence pédagogique mais pas celle liée au vaccin.

Avez-vous reçu des parents pour évoquer la vaccination ?

Oui. On a fait une campagne d'incitation. On a peu de familles qui ont accepté cette idée, mais on a contribué à l'effort, c'était important de le faire. Il faut maintenant accepter l'idée que si une famille souhaite donner accès à ses enfants à la vaccination c'est à travers les médecins, les centres externes et abandonner l'idée que ce sont les établissements scolaires qui vont augmenter significativement le nombre d'élèves vaccinés.

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