JO 2021 : la judoka Clarisse Agbégnénou "plane totalement" après ses deux médailles d'or

Après avoir remporté, mardi, son premier titre olympique dans la catégorie des moins de 63 kg, la judoka Clarisse Agbégnénou a obtenu samedi la médaille d'or avec l'équipe de France mixte.

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Radio France
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Clarisse Agbegnenou avec sa médaille d'or aux JO de Tokyo en judo moins de 63kg, le 27 juillet 2021. (OLIVER WEIKEN / DPA)

"Je plane totalement", a réagi la judoka Clarisse Agbégnénou, dimanche 1er août sur franceinfo, au lendemain de la médaille d'or de la France dans la toute première épreuve par équipes mixtes et après son titre olympique dans la catégorie des moins de 63 kg, mardi.

franceinfo : Dans quel état êtes-vous ?

Clarisse Agbégnénou : Je plane totalement. J'ai le sourire, la banane. Je me sens soulagée. J'ai hâte de rentrer et de retrouver mon lit, mon chez-moi, ma famille, de leur dire "regardez tout ce que j'ai vécu", de leur montrer des photos et puis leur montrer ces belles médailles. Après avec l'équipe de France, je pense qu'on ne réalise toujours pas. On lit un peu nos messages, mais c'est vrai qu'on est un peu déconnectés de la vraie vie. Quand on va rentrer, on va se dire : "On a vraiment battu le Japon chez eux, aux Jeux olympiques, pour la première fois par équipes." Ça fait depuis quatre ans qu'on perd aux championnats du monde, donc c'est incroyable.

De toutes vos médailles, laquelle est la plus belle, pour vous ?

La médaille que j'ai décrochée en individuel, pour moi, c'est la plus belle. C'est la concrétisation de tout le travail que j'ai pu faire, de cette année de Covid-19 qui a été compliquée. Forcément, ce n'est que du bonheur et je me dis que ça valait le coup que je me batte.

Quelle sont les difficultés rencontrées au quotidien par des athlètes comme vous ?

Il faut faire énormément de sacrifices, sur la vie privée notamment. Côté travail, c'était vraiment particulier, avec le Covid-19. Durant l'année qui vient de s'écouler, il m'est arrivé de me dire : "Je n'ai pas envie", plus souvent que d'habitude. Mais après, je me disais : "Bon allez, il faut se pousser". Je suis comme tout le monde. Des fois, j'ai envie de me poser dans mon lit, mais il faut s'entraîner, et on a deux entraînements par jour. C'est beaucoup, sur cinq ans.

À ce stade de la compétition, il y a beaucoup plus de médailles côté femmes que côté hommes, dans la délégation française. Avez-vous envie de vous engager davantage que vous ne l'avez déjà fait sur l'égalité femme-homme ? Contre les violences sexuelles ? contre les violences faites aux femmes ?

Je pense qu'il est important de se battre un peu pour ces causes-là. Ça nous touche toutes et tous, je pense. Après, on espère que beaucoup plus de petites filles vont se licencier dans des sports un peu plus masculinisés, ou tout simplement faire du sport. Il y a plein de choses à faire. J'espère que médiatiquement, on va enfin mettre les femmes à l'honneur.

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