Vaccination obligatoire pour les auxiliaires de vie avant le 15 septembre : "Je ne lâcherai pas mon travail"

Les auxiliaires de vie sont concernés par le projet de loi visant à rendre obligatoire la vaccination des soignants. Les dernières annonces d'Emmanuel Macron ont fait bouger les lignes.

Article rédigé par
Alice Kachaner - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Les auxiliaires de vie, qui travaillent quotidiennement avec des personnes âgées, sont concernés par le projet de loi en cours de rédaction qui rendra la vaccination obligatoire à tous les soignants. (ROMAIN LONGIERAS / HANS LUCAS)

Une vaccination à contre-cœur. À Beure (Doubs), dans une colocation du groupe Ages et vie, des auxiliaires de vie réfractaires au vaccin contre le Covid-19, vont passer tout de même par la case vaccination avant le 15 septembre, afin de ne pas perdre leur travail.

50 % des auxiliaires du groupe Ages et vie refusent la vaccination

Dans cette colocation au sud de Besançon, la cuisine se fait ensemble. L'ambiance est familiale. Les locataires ont en moyenne 88 ans et sont quasiment tous vaccinés. En revanche, côté auxiliaires de vie, "je ne ressens pas le besoin de me protéger d'un virus qui ne peut pas vraiment m'atteindre", lâche Cécile. Comme elle, 50% des 300 auxiliaires du groupe Age et Vie ont refusé jusqu'ici la vaccination. Un groupe qui devient de moins en moins dense après les annonces d'Emmanuel Macron, la semaine dernière.

"On n'est pas là pour punir"

Nicolas Perrett, cofondateur d'Ages et vie

"J'ai  plutôt l'impression que ça a débloqué la situation parce qu'il y a quand même beaucoup de salariés qui nous ont dit qu'ils vont se faire vacciner parce que maintenant, ils n'ont pas le choix", analyse Nicolas Perrett, le cofondateur de l'entreprise de ces colocations pour personnes âgées. "On n'a pas les modalités de savoir ce qu'on doit faire, ce qu'on ne doit pas faire, poursuit le patron d'Ages et Vie. La loi va sortir. Nous, on a un objectif, c'est que les gens soient vaccinés et que ça se fasse le mieux possible. Si on peut les accompagner, les aider, on le fera."

Cécile a songé à démissionner, mais elle ne veut pas perdre un travail qu'elle aime et qui la fait vivre. "J'y vais à reculons. C'est une place quand même en or. J'ai la chance d'avoir un CDI. Je ne lâcherai pas mon travail. Il faut que je paye les factures quand même aussi à la fin du mois." La décision de Cécile est prise, mais elle ne l'appliquera qu'au dernier moment pour être en règle, le 15 septembre.

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