Covid-19 : une femme de 57 ans avec un faux certificat de vaccination meurt dans un hôpital à Garches

Admise pour une infection au Covid-19, cette femme de 57 ans avait présenté un faux certificat de vaccination à son entrée à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).

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Radio France
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La patiente avait été admise à l'hôpital Raymond Poincaré au début du mois de décembre. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Une femme faussement vaccinée de 57 ans est morte au début du mois de décembre à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), a appris vendredi 10 décembre franceinfo auprès du chef du service de réanimation de l'hôpital Djilali Annane, confirmant une information de RTL. La femme avait montré un faux certificat de vaccination lors de son admission. "Si cela peut avoir un impact sur les gens qui se baladent avec un faux certificat et sur les collègues qui délivrent de faux certificats, ce sera une bonne chose, parce que c'est une histoire bien triste", confie le professeur Djilali Annane à franceinfo.

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Cette femme a été admise à l'hôpital au début du mois de décembre, pour une infection au Covid-19. Son état de santé a rapidement interpellé les équipes médicales : "C'était la première fois que nous étions confrontés une personne jeune, sans aucun antécédent médical connu, a priori vaccinée, et qui développait une forme d'une gravité remarquable par sa sévérité", explique le professeur Djilali Annane.

Un faux certificat, un traitement mal adapté

Les équipes du service de réanimation réalisent alors de nombreux tests pour déceler une éventuelle maladie inconnue de la victime, sans succès. C'est en revanche en pratiquant des tests de détection d'anticorps que le mystère est levé : la femme avait présenté un faux certificat de vaccination. Malheureusement, il était trop tard pour changer son traitement et la quinquagénaire est décédée peu de temps après. "On n'est jamais en colère contre ses patients mais lorsque nous avons eu la révélation du fait qu'elle n'avait pas été vaccinée, nous avons mieux compris le déroulement de son histoire clinique." 

Selon le professeur Djilali Annane, si les équipes médicales avaient tout de suite été au courant de cette absence de vaccination, l'histoire aurait pu être différente, avec une prise en charge thérapeutique mieux adaptée. "Si nous avions eu l'information avant qu'elle ne soit placée sous ventilation, nous aurions pu la traiter par des anticorps neutralisants, chose à laquelle nous n'avions évidemment pas pensé, car elle était pour nous vaccinée. On ne peut pas garantir à 100% que cela aurait changé le cours de son histoire, mais on sait que ces traitements diminuent le risque de faire des formes graves "

Djilali Annane fait part de sa colère à l'égard de ceux qui ont établi le faux certificat : "À tous mes collègues, vraiment : surtout pas de faux certificats ! Ça n'est pas rendre service aux personnes qui les réclament. Les faux certificats non seulement ne protègent pas contre le virus, mais ils font perdre des chances aux personnes. Lorsqu'on délivre un faux certificat, on trompe la personne."

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