Covid-19 : l'Europe n'est pas allée "assez vite" sur les vaccins, admet Emmanuel Macron

Interrogé par Nikos Aliagas dans une émission diffusée mercredi à la télévision grecque, le président de la République a admis que l'UE n'avait pas cru assez vite en la vaccination, à la différence des Américains. 

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France Télévisions
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Le président de la République, Emmanuel Macron, devant le palais de l'Elysée, le 23 mars 2021. (JACOPO LANDI / HANS LUCAS / AFP)

L'aveu sort de la bouche même du président de la République. Au cours d'un entretien avec Nikos Aliagas diffusé mercredi 24 mars par une télévision grecque, Emmanuel Macron a reconnu les erreurs européennes sur la campagne de vaccination contre le Covid-19

"On est en train de rattraper. On est un peu un diesel. On ne peut plus trop parler dans les temps qui courent de ces moteurs, mais ça démarre lentement et ça va loin", a déclaré le chef de l'Etat, interrogé pour la chaîne ERT à l'occasion du bicentenaire de l'indépendance grecque.

L'Union européenne "a commandé 2,5 milliards de doses, donc largement de quoi faire pour nous, pour la solidarité, pour prévoir la suite. Nous serons, d'ici au deuxième semestre, l'espace qui produira le plus de vaccins au monde", ajoute-t-il face au populaire animateur franco-grec dans la salle des fêtes de l'Elysée.

"On a eu tort de manquer d'ambition"

Interrogé sur le démarrage poussif de la campagne de vaccination, Emmanuel Macron reconnait ne pas avoir "pensé que ça irait aussi vite". "Les Américains ont eu un mérite dès l'été 2020, ils ont dit : 'On met le paquet et on y va'. Et donc ils ont plus (de vaccins). Ils ont eu plus d'ambition que nous. Et le 'quoi qu'il en coûte' qu'on a appliqué pour les mesures d'accompagnement, eux l'ont appliqué pour les vaccins et la recherche", explique-t-il.

"Nous, on n'a pas été assez vite, assez fort là-dessus. C'est tout à fait vrai et on a pensé que le vaccin mettrait du temps à décoller (...) Et donc, on a sans doute moins rêvé aux étoiles que certains autres. Et je pense que ça doit être une leçon pour nous-mêmes. On a eu tort de manquer d'ambition, j'allais dire de folie, de dire : 'C'est possible et on y va'. On est trop rationnels peut-être", estime-t-il.

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