Covid-19 : le texte qui fait craindre à l'opposition une vaccination obligatoire ne sera pas présenté au Parlement "avant plusieurs mois", affirme Olivier Véran

Le ministre de la Santé a justifié ce choix par le besoin de "confiance" autour de la vaccination. Le projet de loi autoriserait à restreindre, dans certains cas, les déplacements des personnes non vaccinées.

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France Télévisions
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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, visite un centre logistique pour la distribution du vaccin contre le Covid-19, à Chanteloup-en-Brie (Seine-et-Marne), le 22 décembre 2020. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / POOL / AFP)

Le texte enflammait une partie de l'opposition depuis 24 heures. "Le gouvernement ne proposera pas (...) devant le Parlement, avant plusieurs mois, avant d'être sorti de la crise" le projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires, a annoncé Olivier Véran sur TF1 mardi 22 décembre, au lendemain de sa présentation en Conseil des ministres. Il n'est pas pour autant "retiré", a-t-il assuré. 

Une disposition de ce texte permet au Premier ministre d'imposer certaines restrictions de déplacement aux personnes non vaccinées. Une mesure vue par certains comme l'introduction d'une forme d'obligation déguisée de se vacciner contre le Covid-19 pour bénéficier d'un "passeport sanitaire".

"Le projet de loi sera voté en avril et est présenté comme une 'boîte à outils', pour plus tard si besoin", précisait un peu plus tôt le ministère de la Santé.

Un texte qui n'a "rien à voir avec la crise actuelle"

"Ce n'est pas le moment de faire cela", a justifié Olivier Véran, mettant en avant le besoin de "confiance" envers les vaccins, alors que la campagne de vaccination contre le Covid-19 débutera dimanche en France.

Sur le fond, le ministre de la Santé a assuré que la vaccination contre le Covid-19 ne deviendrait pas obligatoire, et même que ce projet de loi n'a "rien à voir avec la crise sanitaire actuelle". Il s'agit, explique-t-il, de changer le droit pour mieux lutter contre les crises sanitaires futures, une "question importante" dont il note qu'elle avait été soulevée par les commissions parlementaires sur la gestion de la crise du Covid-19.

"La vaccination contre le coronavirus ne sera pas obligatoire ni pour prendre un transport en commun ni pour entrer dans un restaurant ni évidemment pour aller travailler", a-t-il expliqué.

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