Covid-19 : le professeur Bruno Mégarbane appelle à "rester vigilant", malgré la levée des restrictions

Alors que l'épidémie de Covid-19 connaît un léger rebond en France, cet infectiologue estime que la population sans risque peut reprendre "une vie quasi normale" mais que les autres doivent conserver le masque en intérieur.

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Radio France
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"Il faut rester vigilant, les contaminations au Covid-19 augmentent à nouveau, avec une accélération au cours des derniers jours, même si, à l'hôpital, la situation reste bonne", a déclaré ce dimanche sur franceinfo le professeur Bruno Mégarbane, alors que le gouvernement lève un certain nombre de restrictions sanitaires. Lundi 14 mars, le pass vaccinal sera suspendu tout comme les protocoles sanitaires à l'école et en entreprises, actant ainsi la fin du port du masque partout sauf dans les transports en commun et dans les établissements médicaux et médico-sociaux.

Selon le chef du service de réanimation de l'hôpital Lariboisière à Paris, "l'excellente couverture vaccinale" de la population laisse "espérer" que la levée des restrictions "ne s'accompagnera pas d'un rebond hospitalier" mais cela n'empêchera pas l'épidémie "de se poursuivre et de progresser". Bruno Mégarbane a ainsi estimé qu'il fallait s'attendre à des "poussées épidémiques très régulières, peut-être tous les 3 ou 4 mois, plutôt qu'une poussée unique automnale".

Une vie "quasi normale" pour presque tous, le masque conseillé aux plus fragiles

C'est la raison pour laquelle il a estimé que la population sans risque pouvait "peut-être reprendre une vie quasi normale", mais que les personnes très âgées ou immunodéprimées devront garder le masque "essentiellement dans les espaces fermés, en cas de rassemblement, et être extrêmement prudentes". "Il y a toujours un danger aussi chez les personnes non-vaccinées et chez les personnes immunodéprimées vaccinées", a-t-il également averti, alors que le sous variant BA.2, "pas plus virulent" que ce qu'on a déjà connu, semble ne causer que "des formes asymptomatiques mineures", des "sortes de rhume", chez les personnes vaccinées.

Enfin, concernant la possibilité de recevoir une quatrième dose pour les personnes de plus de 80 ans et les personnes immunodéprimées, comme annoncé par le Premier ministre Jean Castex samedi 12 mars, le professeur Bruno Mégarbane a assuré que cela allait dans le bon sens. "Même si le variant BA.2 n'est pas plus virulent, il vaut mieux ne pas courir de risque et booster l'immunité des personnes les plus âgées ou les plus à risque", a-t-il indiqué, précisant que "le risque d'être contaminé augmente de 50% trois mois après la dose vaccinale ou une infection naturelle".

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