Tour de France 2021 : le masque sera obligatoire au bord de la route, "du bon sens" selon le directeur Christian Prudhomme

"La pandémie n'est pas terminée", rappelle le directeur du Tour qui insiste sur l'importance des gestes barrières et du respect des protocoles. "Ce n'est pas encore une année à selfies avec les champions".

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Radio France
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Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, le 13 avril 2021. (SYLVIE DUCHESNE / RADIO FRANCE)

"Sur tous les dispositifs du Tour de France, le masque sera obligatoire et pour les gens au bord de la route, c'est du bon sens, pour protéger les coureurs et se protéger soi-même", explique mercredi 23 juin sur franceinfo le directeur du Tour Christian Prudhomme. Pour accéder aux aires de départ et d'arrivée, un pass sanitaire sera exigé au moins sur les quatre premières étapes, en Bretagne, jusqu'au 30 juin date à laquelle les restrictions sanitaires doivent être assouplies. Le pass sanitaire peut être un test PCR ou antigénique de moins de 48 heures ou un certificat de vaccination à jour. Les enfants de moins de 11 ans ne sont pas concernés. Il y aura des jauges dans ces aires de départ et d'arrivée, entre 1 500 et 4 000 personnes.

La présentation des équipes a lieu jeudi à Brest, ville du grand départ qui se déroulera samedi en direction de Landernau. Le peloton partira ainsi pour quatre étapes exclusivement en Bretagne. La région avait accepté d'organiser ce grand départ 2021 à la place de Copenhague au Danemark, en raison de la crise sanitaire.

franceinfo : Le masque n'est plus obligatoire en extérieur, sauf quand il y a des grands rassemblements. Donc là il faudra le mettre ?

Christian Prudhomme : Oui bien sûr. Sur tous les dispositifs du Tour de France, le masque sera obligatoire et pour les gens au bord de la route, c'est du bon sens, pour protéger les coureurs et se protéger soi-même. Également se laver les mains. Toutes les dispositions de l'an passé existeront encore, mais évidemment et heureusement avec davantage de monde puisque par rapport au mois de septembre dernier, la vaccination nous rend plus sereins. Même si ça n'est pas encore une année pour que les gens fassent des selfies avec les champions ou demandent des autographes, l'aspect populaire du Tour est essentiel. La proximité avec les champions va revenir un peu, ça reviendra davantage je l'espère l'année prochaine, mais la ferveur, l'enthousiasme c'est essentiel.

Il y aura des jauges au départ et à l'arrivée jusqu'au 30 juin, et le pass sanitaire. Ensuite ce sera décidé un peu au jour le jour ?

On aura une règle je l'imagine, même si les préfets peuvent d'un département à l'autre choisir de manière différente. Mais je pense qu'on aura une règle claire qui sera stable jusqu'à l'arrivée finale du Tour de France à Paris. Ce qu'on souhaite, c'est qu'à la fois la compétition puisse bien se dérouler et en même temps on n'oublie pas que la pandémie n'est pas terminée. Donc le masque, il le faut, se laver les mains c'est indispensable, les gestes barrières il faut les appliquer. Il ne faut pas oublier ça, dans notre intérêt à tous. Pour le pass sanitaire, ce que l'on souhaiterait nous c'est pouvoir multiplier les établissements recevant du public, c'est-à-dire moins de 1 000 personnes dans des endroits bien déterminés où on peut filtrer les entrées et les sorties et ou a priori le pass sanitaire n'est pas obligatoire.

Et pour les équipes, quel est le protocole ?

C'est le même que l'an dernier : deux tests avant de venir, ensuite trois tests, sur le contre-la-montre de Laval et les journées de repos. Pour les coureurs c'est la même chose. En revanche, une équipe, c'est-à-dire les coureurs plus tout le personnel, devait quitter le Tour si elle avait deux membres positifs sur 30. Cette année, on s'aligne sur le protocole l'Union Cycliste Internationale qui est plus souple, 2 positifs sur 8, ça concerne seulement les coureurs.

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